En 1980, Desproges se trouve un petit boulot de procureur sur France inter, au Tribunal des Flagrants Délires. Chaque jour, il revêt sa robe austère de la justice – c’est de la radio en costumes – et c’est parti : "Public chéri mon amour, bonjour ma hargne, salut ma colère et mon courroux coucou", etc.
Sur le banc des accusés défilent les vedettes du moment, venues là dans le seul but d’en prendre plein la poire – ce qui sidère Desproges. Malgré tout, il a toujours peur d’aller trop loin et de blesser quelqu’un. S’il couve une petite sympathie pour l’accusé (ou une gueule de bois), il digresse sur n’importe quoi. il est le roi de la digression. Si l’accusé l’agace un brin, il le réduit en purée. et là, on sent que le plaisir d’aller trop loin l’emporte nettement sur la compassion. A notre plus grande joie.
Marie-Ange Guillaume
CD 2 – Les chroniques de la haine ordinaire
Mon but est de pousser à 18h55 une longue plainte désenchantée jusqu’à 19 heures. Afin de massacrer à la hache les idées reçues: le ton choisi sera celui de la perfidie forestière, car seule la langue fourchue d’un homme des bois pourra venir à bout de la langue de bois des Français de souche. Christine Ockrent a choisi RTL, Adjani a choisi Woolite, je choisis France Inter…
Pierre Desproges interrogé par Télérama en 1986
CD 3 Pierre Desproges en scène – théâtre Fontaine 1984/ théâtre Grévin 1986
Dans son enfance, Pierre Desproges a volé un pot de confiture. Depuis il essaie de se faire pardonner. C’était un accident, car Desproges a bon fond. Mais cette histoire l’a beaucoup marqué. On l’a tellement grondé qu’il s’est révolté contre tant d’injustice. Les adultes sont vraiment des salauds, a pensé le petit Pierre. Mais d’un autre côté, ça n’est pas bien de volé la confiture, je suis un salaud, s’est dit le petit Desproges. La-dessus, il est devenu grand. Mais il n’a pas résolu le terrible problème que lui a posé un jour son coupable délit. Desproges est terriblement moral et il déteste la morale. S’il se donne en spectacle, c’est pour essayer de se sortir de ce dilemme paradoxal: la confiture, c’est bon, la liberté de la voler, c’est encore meilleur, la voler, c’est mal.
Philippe Tesson – Le Quotidien de Paris 10 Octobre 1986
Tôt ou tard /
2001
1.
Gérard VIE
7:32
2.
Alain GILLOT-PETRE
8:05
3.
Roger COGGIO
6:18
4.
Jaques SÉGUÉLA
6:36
5.
Jean-Marie LE PEN
9:21
6.
François ROMÉRIO
8:05
7.
DOROTHÉE
6:58
8.
Patrick POIVRE D’ARVOR
7:42
9.
Catherine ALLÉGRET
6:45
10.
Daniel TOSCAN DU PLANTIER
7:47
11.
Chronique de la haine ordinaire : Paolo
1:02
12.
Chronique de la haine ordinaire : Au voleur
3:09
13.
Chronique de la haine ordinaire : Le pangolin
3:48
14.
Chronique de la haine ordinaire : Le pangolin
3:48
15.
Chronique de la haine ordinaire : La baignoire aux oiseaux
4:59
16.
Chronique de la haine ordinaire : Non aux jeunes
4:59
17.
Chronique de la haine ordinaire : L'aquaphile
3:03
18.
Chronique de la haine ordinaire : Mitchum
3:08
19.
Chronique de la haine ordinaire : Cannes
3:39
20.
Chronique de la haine ordinaire : Criticon
4:07
21.
Chronique de la haine ordinaire : La cour
3:15
22.
Chronique de la haine ordinaire : Ca déménage
4:30
23.
Chronique de la haine ordinaire : Lettre ouverte aux cuistres