Choix d'un extrait
Quand on sombre dans l’âge adulte on a envie de s’individualiser un peu, moi, je suis devenu individualiste hystérique.
Europe1, les N°1 de demain d’Olivier de Rincquesen
« Je hais les foules qui vont au même endroit en marchant ensemble, même quand elles ne portent de casques. »


Dessins : Mahi Grand (http://mahigrand.com/)
L’Événement du jeudi, 2 octobre 1986
« J’ai horreur du travail en équipe, j’ai horreur de la chaleur humaine. Quand les hommes font autre chose que de la musique en bande, ça se termine toujours au Heysel. »
Le Progrès de Lyon, 20 mars 1987
« Je ne suis pas un moraliste, car un moraliste défend des idées. Moi, je n’ai pas l’intention de convaincre, je parle pour moi. J’essaie de ne pas vivre en contradiction avec les idées que je ne défends pas. »
Libre Belgique, Claire Diez 21 janvier 1988
R/P: Tu revendiques l’individualisme. Est ce que tu travailles en groupe ?
PD: Chaque fois que j’ai essayé, je me suis planté. Et pourtant j’en ai eu souvent envie. Pas vraiment en groupe mais à deux j’ai essayé, avec une comédienne qui s’appelle Evelyne Granjean, une bonne comédienne. On a fait un café-théâtre en 77 et… Ce n’est pas quelque chose dont j’ai honte, c’était pas mal, mais on a écrit à deux en six mois trois quart d’heure de spectacle alors que tout seul en deux mois je fais du meilleur travail. Et ce n’est ni de sa faute ni de la mienne… Avec Luis Régo j’ai fait une tentative pour les Flagrants Délires, on a écrit à deux une plaidoirie-réquisitoire, il a failli me tuer, il a failli m’occire, c’est horrible, on a mis quatre jours, à la campagne, en s’enfermant. Ce n’était pas bien. Je ne sais pas… Je suis trop autoritaire peut être, je ne sais pas.
La seule certitude que j’ai c’est d’être dans le doute
Entretien avec Yves Riou et Philippe Pouchain
R/P: Tu as dit "J’ai l’impression d’exister que si je dis le contraire des autres."
PD: Oui, c’est un peu de la provocation mais ça rejoint ce besoin hystérique d’individualisme. Quelquefois c’est vrai, je suis d’une mauvaise foi, sans m’en rendre compte sur le moment, par besoin d’oxygène…
La seule certitude que j’ai c’est d’être dans le doute
Entretien avec Yves Riou et Philippe Pouchain
