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J’en ai vu, dans le show-biz, ramper de si peu dignes et si peu respectables qu’ils laissaient dans leur sillage des rires de complaisance aussi visqueux que les mucosités brillantes qu’on impute aux limaces.
On ne dit plus un avortement mais une interruption volontaire de grossesse, ceci afin de ménager l’amour-propre du fœtus.
Peut-on appeler "écrire" n’importe quelle tentative de représentation d’une ébauche de pensée par le biais de symboles graphiques incohérents couchés dans le désordre au mépris total de la grammaire, de la syntaxe, de l’orthographe et du souvenir de mon aïeule Germaine Philippin, institutrice de l’époque missionnaire, qu’une cédille oubliée décourageait aux larmes.
Je viens de rompre avec Dieu.
Je ne l’aime plus.
En amour, on est toujours deux. Un qui s’emmerde et un qui est malheureux.
Depuis quelque temps, Dieu me semblait très malheureux
Alors, j’ai rompu.
Même dans les déjeuners plutôt gais, il arrive toujours un moment où un ange passe, Dieu sait pourquoi puisque c’est lui qui le fait passer.
Ça y est. Ça recommence. Y a ma libido qui me chatouille. J’arrive plus à bosser. Coucher, baiser, sauter, y a plus que ça qui compte, je n’arrête pas. Samedi, j’étais tellement obsédé que j’ai sauté deux repas, j’ai baisé le fisc, et j’ai même couché avec allégresse quelques alexandrins sublimes sur le déclin de la rose.
- Papa, on s’a fait violer.
- On s’est fait violer.
Que Jean-Marc Roberts soit l’écrivain le plus doué de sa génération, j’en suis personnellement convaincu. Et je ne doute pas qu’un jour, la lecture de ses livres me confortera dans cette opinion. Mais sincèrement, je vous le demande en votre putain d’âme de bordel de conscience, peut-on revendiquer comme un exploit d’être le plus doué en écriture dans cette génération post-soixante-huitarde de consternants tarés analphabétiques débordant d’inculture, que de soi-disant enseignants mongoloïdes, grabataires du cortex avant la quarantaine, continuent à mettre à l’abri du moindre effort de découverte pour ne pas leur perturber leur petit caca d’ego avec ou sans trique, et ne point épuiser leur frêle intelligence tendre chrysalide.
Je me demande combien de phrases aussi bigrement poétiques il faut caser dans un roman balnéaire pour que ce soit aussi beau qu’une chronique de sous bois solognot avec des senteurs de mousse et des écureuils hystériques qui viennent manger dans la main de Maurice Genevoix…
Dieu merci, quand on se contente de penser au lieu d’écrire, on a parfaitement le droit de sauter du coq à l’âne, sans s’attirer des remarques désobligeantes.
J’aurais dû être dérouleur de pensées plutôt qu’écriveur de bouquins.
J’ai des rapports extrêmement ambigus avec les contrepèteries : je les trouve toujours et elles ne me font jamais rire. C’est extrêmement pénible.
Après avoir donné naissance à un beau prématuré, dans un restaurant de Los Angeles, la jolie Mme Vorsnay pleurait de confusion, dans l’ambulance qui la conduisait à l’hôpital.
- Faut pas vous désoler, ma petite dame, lui dit gentiment l’ambulancier pour la consoler. On a vu pire. IL y a deux ans, ici même, il est arrivé la même chose, dans un cinéma, au beau milieu de la séance.
- Je sais, dit la pauvrette en sanglotant de plus belle. C’était déjà moi.
Aujourd’hui, c’est à vous que je m’adresse, chers enfants. Savez-vous, petits connards, qu’à l’âge où vous jouez aux billes comme des imbéciles, Wolfgang Amadeus Mozart, lui, avait atteint le génie ?
Double V.C. Fields disait : « Quelqu’un qui n’aime pas les enfants ne peut pas être tout à fait mauvais. » Je ne sais pas si Monsieur Fields a raison. Tout ce que je sais c’est que le bon Dieu l’a puni en lui donnant un prénom de chiottes. C’est bien fait.
Manuel de savoir vivre à l’usage des rustres et des malpolis
Enfant prodige follement doué pour les mathématiques (elle peut diviser 32 427 par 16 sans cesser de sauter à la corde), Hélène Baxter, une petite New-Yorkaise de 11 ans, pose de graves problèmes à ses parents et à ses professeurs. Quand on l’interroge sur son avenir, elle déclare qu’elle veut être « gardeuse de vaches dans un grand pré avec plein de pommiers en fleur ».
Je ne suis pas raciste, mais il faut bien voir les choses en face : les enfants ne sont pas des gens comme nous. Attention. Il n’y a dans mes propos aucun mépris pour les petits enfants. Seulement, bon, ils ont leurs us et coutumes bien à eux. Ils ne s’habillent pas comme nous. Ils n’ont pas les mêmes échelles de valeurs. Ils n’aiment pas tellement le travail. Ils rient pour un oui et pour un non.
Si quelqu’un ne voit pas le rapport entre Aragon et Henri III qu’il nous écrive : il a gagné un bilboquet.
