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    <title>Pierre Desproges : obsessions</title>
    <link>http://www.desproges.fr/accueil</link>
    <pubDate>Fri, 05 Mar 2010 01:01:46 GMT</pubDate>
    <description>Pierre Desproges, obsessions</description>
    <item>
      <title>La musique</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/la-musique</link>
      <description>Le 4 mars 1678
Naissance d'un prodige musical, Antonio Vivaldi.
Vivaldi (Antonio), compositeur italien, n&#233; &#224; Venise (1678-1741).
C&#233;l&#232;bre virtuose, auteur de musiques religieuses, d&#8217;op&#233;ras, de sonates, de symphonies, il a impos&#233; le concerto &#224; trois mouvements et le couvre-feu &#224; vingt-deux heures sur la piazetta di San Marco dont il fut le vicaire born&#233; pendant plus de vingt ans.
Quand j&#8217;&#233;tais presque encore petit, &#224; la campagne, j&#8217;attendais que la nuit d&#8217;&#233;t&#233; f&#251;t tr&#232;s noire pour installer le haut-parleur de mon &#171; Teppaz &#187; en haut du grand tilleul, et j&#8217;&#233;coutais la Notte en comptant les &#233;toiles, couch&#233; dans l&#8217;herbe, et des vagues de chagrin voluptueux me couraient sur la peau, comme quand on est loin de l&#8217;autre qu&#8217;on aime et que c&#8217;est d&#233;chirant pour les joies ordinaires.
Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai une maxi-cha&#238;ne deux fois cent watts. En grandissant, l&#8217;oreille s&#8217;affirme et le c&#339;ur se serre.
Dictionnaire superflu &#224; l&#8217;usage des rustres et des malpolis
 
Ludwig van Beethoven
Le sourd le plus c&#233;l&#232;bre du monde s&#8217;appelle Ludwig van Beethoven. Je le pr&#233;cise &#224; l&#8217;intention des jeunes pour qui l&#8217;histoire de la musique commence &#224; Liverpool et finit par buter &#224; la porte de Pantin, Ludwig van Beethoven fut un compositeur de musique allemand du si&#232;cle dernier qui nous fit, tout de m&#234;me, trente-deux sonates pour piano, neuf symphonies, pas mal de quatuors et un ulc&#232;re du duod&#233;num auquel il faut attribuer ce douloureux faci&#232;s de c&#233;g&#233;tiste sous banderole qu&#8217;on lui voit dans le triste portrait qu&#8217;en brossa Waldm&#252;ller.
Dictionnaire superflu &#224; l&#8217;usage des rustres et des malpolis
 
Intellectuellement, artistiquement, scientifiquement, m&#234;me physiquement, je baisse. Sur le plan artistique, par exemple, je suis compl&#232;tement largu&#233; ; quand les m&#244;mes me parlent du rock, j&#8217;arrive pas &#224; suivre. C&#8217;est bien simple, depuis la mort de Georges Gu&#233;tary, j&#8217;&#233;coute m&#234;me plus de musique.
Textes de sc&#232;ne
 
Comme la plupart des maladies mentales en vente dans les catalogues des psycho-psychiatres, le snobisme se caract&#233;rise essentielle&#172;ment par une d&#233;g&#233;n&#233;rescence dramatique de la personnalit&#233; et une perte progressive du libre arbitre. Priv&#233; du moindre sens critique, le snob en est r&#233;duit &#224; se ventouser l&#8217;ego et &#224; se cloquer le sens artistique sur ceux d&#8217;une poign&#233;e de personnages quelconques, morts ou vifs, dont d&#8217;autres snobs leur font croire qu&#8217;ils sont &#224; la mode. 
L&#8217;une des formes les plus classiques du snobisme commun consiste &#224; aimer Sch&#246;nberg. Aux premiers accents atonalitiques du tintamarre dod&#233;caphonique de ce petit pianoteur viennois, le malade ne peut se retenir de se prendre la t&#234;te &#224; deux mains en soupirant avec intelligence, comme s&#8217;il &#233;coutait de la musique. &#192; la phase finale de la maladie, il peut m&#234;me arriver que le snob sch&#246;nbergien aime Sch&#246;nberg mais pas tout.
Fonds de tiroir</description>
      <pubDate>Fri, 05 Mar 2010 01:01:46 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/la-musique</guid>
    </item>
    <item>
      <title>L'amour</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/lamour</link>
      <description>14 F&#201;VRIER : SAINT VALENTIN
En amour, on est toujours deux. Un qui s&#8217;emmerde et un qui est malheureux.
Chroniques de la haine ordinaire



J&#8217;&#233;tais litt&#233;ralement fou de cette femme. Pour elle, pour l&#8217;&#233;tincelance amus&#233;e de ses yeux mouill&#233;s d&#8217;intelligence aigu&#235;, pour sa voix cass&#233;e lourde et basse et de luxure assouvie, pour son cul furibond, pour sa culture, pour sa tendresse et pour ses mains, je me sentais jouvenceau fulgurant, pr&#234;t &#224; soulever d&#8217;impossibles rochers pour y tailler des cath&#233;drales o&#249; j&#8217;entrerais bott&#233; sur un irr&#233;sistible alezan fou, lui aussi.
(...)
Je l&#8217;emmenai d&#233;jeuner dans l&#8217;antre bordelais d&#8217;un truculent saucier qui ne sert que six tables, au fond d&#8217;une impasse endormie du XV&#232; o&#249; j&#8217;ai mes habitudes. Je nous revois, d&#233;gustant de moelleux bolets noirs en c&#233;l&#233;brant l&#8217;automne, romantiques et graves, d&#8217;une gravit&#233; d&#8217;amants cr&#233;pusculaires. Elle me regardait, p&#226;le et sereine comme cette enfant scandinave que j&#8217;avais entrevue pench&#233;e sur la tombe de Stravinski, par un matin froid de Venise. J&#8217;&#233;tais au bord de dire des choses &#224; l&#8217;eau de rose, quand le sommelier est arriv&#233;. J&#8217;avais command&#233; un Figeac 71, mon saint-&#233;milion pr&#233;f&#233;r&#233;. Introuvable. Sublime. Rouge et dor&#233; comme peu de couchers de soleil. Profond comme un la mineur de contrebasse. Eclatant en orgasme au soleil. Plus long en bouche qu&#8217;un final de Verdi. Un vin si grand que Dieu existe &#224; sa seule vue.
Elle a mis de l&#8217;eau dedans. Je ne l&#8217;ai plus jamais aim&#233;e.
Chroniques de la haine ordinaire
 

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      <pubDate>Fri, 22 Jan 2010 06:49:20 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/lamour</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La nouvelle ann&#233;e !</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/nouvelle-annee</link>
      <description>Janvier est de tr&#232;s loin le mois le plus saum&#226;tre, le plus grumeleux, le moins p&#233;tillant de l&#8217;ann&#233;e.
	Les plus sous dou&#233;s d&#8217;entre vous auront remarqu&#233; que janvier d&#233;bute le premier. Je veux dire que ce n&#8217;est pas moi qui ai commenc&#233;.
	Et qu&#8217;est-ce que le premier janvier, sinon le jour honni entre tous o&#249; des brass&#233;es d&#8217;imb&#233;ciles joviaux se jettent sur leur t&#233;l&#233;phone pour vous rappeler l&#8217;inexorable progression de votre compte &#224; rebours avant le d&#233;part vers le P&#232;re-Lachaise...
	Dieu merci, cet hiver, afin de m&#8217;&#233;pargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiasmes hypocrites, j&#8217;ai modifi&#233; l&#233;g&#232;rement le message de mon r&#233;pondeur t&#233;l&#233;phonique. Au lieu de &#171; Bonjour &#224; tous &#187;, j&#8217;ai mis &#171; Bonne ann&#233;e mon cul &#187;. C&#8217;est net, c&#8217;est sobre, et &#231;a vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent &#231;a vulgaire.
Chroniques de la haine ordinaire
    
No&#235;l, nom donn&#233; par les chr&#233;tiens &#224; l&#8217;ensemble des festivit&#233;s comm&#233;moratives de l&#8217;anniversaire de la naissance de J&#233;sus-Christ, dit &#171; le Nazar&#233;en &#187;, c&#233;l&#232;bre illusionniste palestinien de la premi&#232;re ann&#233;e du premier si&#232;cle pendant lui-m&#234;me. Chez le chr&#233;tien moyen, les festivit&#233;s de No&#235;l s&#8217;&#233;talent du 24 d&#233;cembre au soir au 25 d&#233;cembre au cr&#233;puscule. Ces festivit&#233;s sont : le d&#238;ner, la messe de minuit (facultative), le r&#233;veillon, le vomi du r&#233;veillon, la remise des cadeaux, le d&#233;jeuner de No&#235;l, le vomi du d&#233;jeuner de No&#235;l et la bise &#224; la tante qui pique. (...) 
Le Nouvel An est l&#8217;occasion de festivit&#233;s exactement semblables &#224; celles de No&#235;l, &#224; ce d&#233;tail pr&#232;s qu&#8217;il s&#8217;agit cette fois d&#8217;un rite pa&#239;en.
Dictionnaire superflu &#224; l'usage de l'&#233;lite et des bien-nantis
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      <pubDate>Tue, 29 Dec 2009 11:06:53 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/nouvelle-annee</guid>
    </item>
    <item>
      <title>NO&#203;L</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/noel</link>
      <description>No&#235;l nom donn&#233; par les chr&#233;tiens &#224; l&#8217;ensemble des festivit&#233;s comm&#233;moratives de l&#8217;anniversaire de la naissance de J&#233;sus-Christ, dit &#171; le Nazar&#233;en &#187;, c&#233;l&#232;bre illusionniste palestinien de la premi&#232;re ann&#233;e du premier si&#232;cle pendant lui-m&#234;me.
Chez le chr&#233;tien moyen, les festivit&#233;s de No&#235;l s&#8217;&#233;talent du 24 d&#233;cembre au soir au 25 d&#233;cembre au cr&#233;puscule.
Ces festivit&#233;s sont : le d&#238;ner, la messe de minuit (facultative), le r&#233;veillon, le vomi du r&#233;veillon, la remise des cadeaux, le d&#233;jeuner de No&#235;l, le vomi du d&#233;jeuner de No&#235;l et la bise &#224; la tante qui pique.
Le d&#238;ner : g&#233;n&#233;ralement frugal ; rillettes, p&#226;t&#233;, coup de rouge, poulet froid, coup de rouge, coup de rouge. Il n&#8217;a d&#8217;autre fonction que de &#171; caler &#187; l&#8217;estomac chr&#233;tien afin de lui permettre d&#8217;attendre l&#8217;heure tardive du r&#233;veillon sans souffrir de la faim.
La messe de minuit : c&#8217;est une messe comme les autres, sauf qu&#8217;elle a lieu &#224; vingt-deux heures, et que la nature exceptionnellement joviale de l&#8217;&#233;v&#233;nement f&#234;t&#233; apporte &#224; la liturgie traditionnelle un je-ne-sais-quoi de guilleret qu&#8217;on ne retrouve pas dans la messe des morts.
Au cours de ce rituel, le pr&#234;tre, de son ample voix ponctu&#233;e de grands gestes vides de cormoran timide, exalte en d&#8217;eunuquiens aigus &#224; faire vibrer le temple, la liesse b&#233;ate et parfum&#233;e des bergers cruciphiles descendus des hauteurs du Golan pour s&#8217;&#233;clater le surmoi dans la contemplation agricole d&#8217;un improbable dieu de paille vagissant dans le foin entre une viande rouge sur pied et un porte-mis&#232;re born&#233;, pour le rachat &#224; long terme des &#226;mes des employ&#233;s de bureau adult&#232;res, des notaires luxurieux, des filles de ferme fouille-tiroir, des chefs de cabinet p&#233;dophiles, des collecteurs d&#8217;imp&#244;ts impies, des tourneurs-fraiseurs parjures, des O.S. orgueilleux, des putains col&#233;riques, des &#233;boueurs avares, des &#233;quarrisseurs grossiers, des pr&#233;fets fourbes, des militaires ind&#233;licats, des manipulateurs-v&#233;rificateurs m&#233;chants, des informaticiens louches, j&#8217;en passe et de plus humains.
A la fin de l&#8217;office, il n&#8217;est pas rare que le pr&#234;tre larmoie sur la mis&#232;re du monde, le non-respect des cessez-le-feu et la d&#233;tresse des enfants affam&#233;s, singuli&#232;rement intol&#233;rable en cette nuit de l&#8217;Enfant.
Le r&#233;veillon : c&#8217;est le moment familial o&#249; la f&#234;te de No&#235;l prend tout son sens. Il s&#8217;agit de saluer l&#8217;&#233;v&#233;nement du Christ en ingurgitant, &#224; dose limite avant &#233;clatement, suffisamment de victuailles hypercaloriques pour &#233;puiser en un soir le budget mensuel d&#8217;un m&#233;nage moyen. 
D&#8217;apr&#232;s les chiffres de l&#8217;UNICEF, l&#8217;&#233;quivalent en riz complet de l&#8217;ensemble foie gras-p&#226;t&#233; en cro&#251;te-b&#251;che au beurre englouti par chaque chr&#233;tien au cours du r&#233;veillon permettrait de sauver de la faim pendant un an un enfant du Tiers Monde sur le point de crever le ventre caverneux, le squelette &#224; fleur de peau, et le regard innommable de ses yeux br&#251;lants lev&#233; vers rien sans que Dieu s&#8217;en &#233;meuve, occup&#233; qu&#8217;Il est &#224; compter les siens &#233;ructant dans la graisse de No&#235;l et flatulant dans la soie floue de leurs cale&#231;ons communs, sans que leur c&#339;ur jamais ne s&#8217;ouvre que pour roter.
La remise des cadeaux : apr&#232;s avoir vomi son r&#233;veillon, le chr&#233;tien s&#8217;endort l&#8217;&#226;me en paix. Au matin, il mange du bicarbonate de soude et rote &#233;panoui tandis que ses enfants gras cueillent sur un sapin mort des tanks et des poup&#233;es molles &#224; t&#234;te rev&#234;che comme on fait maintenant.
Le d&#233;jeuner du r&#233;veillon : la panse ulc&#233;r&#233;e et le foie sur les genoux, le chr&#233;tien n&#233;anmoins se rempiffre &#224; plein groin, se revautre en couinant de plaisir dans les saindoux compacts, les tripailles sculpt&#233;es de son cousin cochon et les p&#226;tisseries  immondes, ind&#233;cemment ouvrag&#233;es en bois mort bouffi. &#244; b&#251;ches de No&#235;l, ind&#233;cents mandrins innerv&#233;s de pistache infamante et cloqu&#233;s de multicolores gluances hyperglyc&#233;miques, plus douillettement couch&#233;es dans la cr&#232;me que J&#233;sus sur la paille, vous &#234;tes le vrai symbole de No&#235;l.
 
Extrait du Dictionnaire superflu &#224; l'usage de l'&#233;lite et des bien nantis &#201;ditions du Seuil, Points
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      <pubDate>Sat, 19 Dec 2009 17:22:29 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/noel</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Les c&#233;l&#233;brit&#233;s : Pierre Doris</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/les-celebrites-pierre-doris</link>
      <description>L'humour noir orphelin de Pierre Doris
Acteur et humoriste vu notamment chez Pialat dans La Maison de Bois, Pierre Doris, de son vrai nom Pierre Tugot, est d&#233;c&#233;d&#233; des suites d'un cancer du foie le 27 octobre, &#224; la veille de ses 90 ans.  Lire la suite : lien
Par Marine Bienvenot

PIERRE DORIS par Pierre Desproges
Pierre Doris n&#8217;est plus un tout jeune homme. Pourtant, il continue, entre deux th&#233;&#226;tres et deux t&#233;l&#233;s, o&#249; sa pr&#233;sence parfois peut nous faire oublier Raimu, &#224; polluer de sa verve massacrante et anglo-rabelaisienne les rares vrais vieux cabarets. 
Quand j&#8217;&#233;tais &#233;tudiant, je claquais tout mon argent de poche &#224;  entra&#238;ner nuitamment des connes lettr&#233;es &#224; l&#8217;&#201;chelle de Jacob ou au Port du Salut ou &#224; la Galerie 55 pour aller me subjuguer les neurones &#224; sarcasmes sous l&#8217;&#233;clat ravageur des horreurs salubres que Pierre Doris rugissait en rafales au-dessus de nos coca-rhum. Quand le rideau retombait sur cet homme d&#8217;&#233;lite, il &#233;tait trop tard pour que la conne lettr&#233;e p&#251;t encore d&#233;cemment tomber la culotte, mais qu&#8217;importait, j&#8217;avais pris mon pied dans ma t&#234;te. Souvent, pr&#232;s de la sortie, sur un tabouret de bar, on pouvait voir Mme Doris, une femme tr&#232;s douce et tr&#232;s charmante, qui attendait son bonhomme en lui trico&#172;tant des pull-overs pendant qu&#8217;il la tra&#238;nait plus bas que fosse sep&#172;tique. Ils repartaient bras dessus, bras dessous, dans la nuit, c&#8217;&#233;tait joli.
Fonds de tiroir

L'hommage de Patrice Delbourg &#224; Pierre Doris
Doris la provoc
Les paperassiers cauteleux tordent le nez, mettent l'histoire du rire en bocaux et jettent une derni&#232;re pellet&#233;e de terre sur le cadavre encore chaud. Circulez il n'y a rien &#224; voir ! Quelle injustice ! Pierre Doris est le pionnier de l'humour noir dans la frileuse France d'apr&#232;s-guerre. Coluche, Yanne, Desproges et Guillon sont ses rejetons. Mourir la veille de ses 90 ans d'une cirrhose, dame, voil&#224; une vraie profession de foie... De son vrai nom Pierre Tugot, embonpoint &#224; bretelles et fausses dents, tout l'&#233;tiquette d'embl&#233;e le fantaisiste sous le label : vulgaire patapouf. Nouvelle erreur profonde ! Le forcen&#233; au sourire en forme de fluide glacial est fin lettr&#233; et sait manier l'oxymore.
lire la suite : lien

Pierre Doris, humoriste et acteur et com&#233;dien
Par Jean-Luc Douin
L'humoriste et com&#233;dien Pierre Doris est mort le 27 octobre, &#224; Paris, d'un cancer du foie, &#224; deux jours de ses 90 ans. N&#233; Pierre Turgot, le 29 octobre 1919, il s'&#233;tait invent&#233; son pseudonyme en jouant avec les syllabes de sa ville natale, Ris-Orangis (Essonne). Sympt&#244;me d'un go&#251;t de l'autod&#233;rision dont il faisait ses choux gras, sans &#233;pargner son physique de Bibendum jovial. Sa carri&#232;re avait d&#233;but&#233; &#224; la fin des ann&#233;es 1950. Pierre Doris &#233;cume alors galas, cabarets pour des one-man-show o&#249; il donne libre cours &#224; des plaisanteries acides, un humour vache qui inspirera Pierre Desproges, Patrick Timsit. (&#8230;)
lire la suite : lien</description>
      <pubDate>Tue, 24 Nov 2009 17:25:31 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/les-celebrites-pierre-doris</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Les c&#233;l&#233;brit&#233;s : Jacques S&#233;gu&#233;la</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/les-celebrites-jacques-seguela</link>
      <description>POLEMIQUE
Jacques S&#233;gu&#233;la s'en prend &#224; Internet pour d&#233;fendre Julien Dray
Invit&#233; de l'&#233;mission de Laurent Ruquier "On n'est pas couch&#233;" sur France 2 samedi soir, le publicitaire s'en est pris vertement &#224; Internet, selon lui "la plus grande saloperie qu'aient jamais invent&#233;e les hommes".
nouvelobs.com lien
S&#233;gu&#233;la: on a les Talleyrand qu'on m&#233;rite
Fr&#232;re Jacques a toujours raison. Qu'il vilipende Internet ou d&#233;fende son &#171; concept &#187; de Quotient Emotionnel, il a tout bon. Mais pour Cultural Gang Bang c'est lorsque S&#233;gu&#233;la affirme &#171; Place aux jeunes &#187; que Jacques se trompe le moins.
Marianne2 lien
REQUISITOIRE CONTRE JACQUES SEGUELA
25 octobre 1982

Jacques S&#233;gu&#233;la est-il un con? La question reste pos&#233;e. Et la question restant pos&#233;e, il ne nous reste plus qu'&#224; poser la r&#233;ponse. Jacques S&#233;gu&#233;la est-il un con ? De deux choses l'une, ou bien Jacques S&#233;gu&#233;la est un con, et &#231;a m'&#233;tonnerait tout de m&#234;me un peu, ou bien Jacques S&#233;gu&#233;la n'est pas un con, et &#231;a m'&#233;tonnerait quand m&#234;me beaucoup.
Supposons que Jacques S&#233;gu&#233;la soit un con, je dis bien supposons et j'y tiens, car jamais je ne me permettrais sans preuve d'insulter un pr&#233;venu, m&#234;me et surtout quand il s'agit comme aujourd'hui, d'un handicap&#233; publico-maniaque de type Napol&#233;on de goutti&#232;re minable et incurable confit dans sa suffisance et bloqu&#233; dans sa m&#233;galomanie comme un marron dans le cul d'une dinde. (...)
Supposons que Jacques S&#233;gu&#233;la soit un con, je r&#233;p&#232;te, supposons, car seule l'autopsie pourra nous le r&#233;v&#233;ler tout &#224; l'heure. Si Jacques S&#233;gu&#233;la est un con et que je le dis froidement, comme &#231;a : "Jacques S&#233;gu&#233;la est un con". Que se passe-t-il, mesdames et messieurs les jur&#233;s? Eh bien, il se passe qu'en vertu des lois d&#233;mocratiques qui r&#233;gissent ce pays, cet homme est en droit  de me tra&#238;ner en justice pour divulgation d'un secret militaire. Parfaitement, d&#233;j&#224; en 1939, tout le monde en France savait que le G&#233;n&#233;ral Gamelin &#233;tait un con sauf les militaires. C'est &#231;a un secret militaire. (...)
Supposons maintenant que Jacques S&#233;gu&#233;la ne soit pas un con, c'est une simple supposition, si Jacques S&#233;gu&#233;la n'est point un con et que moi, Pierre Desproges, j'affirme le contraire sur l'antenne, si je dis : moi, Pierre Desproges, j'affirme que Jacques S&#233;gu&#233;la est un con. Que se passe-t-il, mesdames et messieurs les jur&#233;s ? Eh bien c'est tr&#232;s simple, Jacques S&#233;gu&#233;la me tra&#238;ne en justice pour diffamation. Et qui c'est qu'a l'air d'un con? Lui ou moi?
Imaginons la sc&#232;ne. Jacques S&#233;gu&#233;la va voir un juge, un vrai Juge, et lui dit : M'sieur, y a Desproges eh ben y fait rien qu'&#224; dire qu'on est un con. Et que r&#233;pond le vrai Juge? Vous croyez peut-&#234;tre qu'il va lui r&#233;pondre: c'est celui qui le dit qui y est? Non, pas du tout, Le juge me condamne et colle trois briques d'amendes &#224; Claude Villers qui est finalement le seul responsable apr&#232;s Dieu de toute les ordures, de toute les insanit&#233;s orduri&#232;res prof&#233;r&#233;es &#224; longueur de journ&#233;e dans ce pr&#233;toire. (...)</description>
      <pubDate>Fri, 23 Oct 2009 13:52:02 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/les-celebrites-jacques-seguela</guid>
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    <item>
      <title>L'individualisme</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/je-ne-suis-pas-nimporte-qui</link>
      <description>
J&#8217;ai le plus profond respect pour le m&#233;pris que j&#8217;ai des hommes.
Fonds de tiroir
Je me heurte parfois &#224; une telle incompr&#233;hension de la part de mes contemporains qu'un &#233;pouvantable doute m'&#233;treint: suis-je bien de cette plan&#232;te? Et si oui, cela ne prouve-t-il pas qu'eux sont d&#8217;ailleurs?
Chroniques de la haine ordinaire
J&#8217;aime mieux me faire chier tout seul que d&#8217;&#234;tre heureux avec les autres.
Textes de sc&#232;ne
 
J&#8217;ai horreur des partouzes organis&#233;es. Je n&#8217;ai rien contre les &#233;lans librement consentis qui peuvent parfois pr&#233;cipiter les uns dans les autres les sacripants bronz&#233;s d&#8217;un d&#233;jeuner sur l&#8217;herbe de juin, o&#249; l&#8217;ivresse m&#234;l&#233;e des senteurs d&#8217;herbe et de ros&#233; frais peut pousser la secr&#233;taire bilingue &#224; se m&#233;langer les langues, et l&#8217;ing&#233;nieur des ponts d&#233;chauss&#233; &#224; trousser &#224; peine sa cousine assoupie contre le ventre offert et demi-nu que sa camarade de promotion du coll&#232;ge Sainte-Th&#233;r&#232;se laisse fr&#233;mir &#224; la brise. Il est monnaie courante, et gentiment accidentel, que la caresse infime d&#8217;une bouche mutine de cheveux fous vienne faire bander un peu la molle pointe brune aur&#233;olant le sein au bois dormant de n&#8217;importe quelle camarade de promotion du coll&#232;ge Sainte Th&#233;r&#232;se. La faute en incombe &#224; Dieu qui inventa le vent du sud pour affoler les entrejambes honn&#234;tes des H&#233;t&#233;ro sapiens. On ne saurait en l&#8217;occurrence parler de partouze.

Mais, chez Priscilla de Lorgasmonte l&#8217;&#233;rotisme ne doit rien au hasard. Ici, le d&#233;cha&#238;nement pluricale&#231;onnaire  est aussi m&#233;ticuleusement organis&#233; qu&#8217;une visite &#224; Chambord d&#8217;un troupeau de photomanes nippons. Pour peu qu&#8217;ils aient l&#8217;humour aux aguets et le sens critique &#224; l&#8217;aff&#251;t, les baiseuses forcen&#233;es et les bitailleurs insatiables auront int&#233;r&#234;t &#224; les laisser au vestiaire avec leurs sous-v&#234;tements et le sens aigu de leur dignit&#233;. On ne peut pas s&#8217;envoyer en l&#8217;air quand on a le moral en bas.
Vivons heureux en attendant la mort
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      <pubDate>Sat, 01 Nov 2008 08:50:43 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/je-ne-suis-pas-nimporte-qui</guid>
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      <title>Desproges et Mesrine !!!</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/desproges-et-mesrine</link>
      <description>
  (voir plus loin l'article en d&#233;tail)
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      <pubDate>Wed, 22 Oct 2008 11:44:09 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/desproges-et-mesrine</guid>
    </item>
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      <title>L'&#233;criture</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/lecriture</link>
      <description>
&#171; Maurice Genevoix qui marche pensivement dans la for&#234;t en regardant les &#233;cureuils s&#8217;enculer dans les arbres, &#231;a c&#8217;est un &#233;crivain&#8230; Moi, je suis &#233;criveur&#8230; &#187;
Interview dans "N comme nouvelles" avril 1987
J&#8217;ai l&#8217;intention n&#233;anmoins d&#8217;&#233;crire pour les autres. Je verrais bien r&#233;unis des gens comme Depardieu et d&#8217;autres.
Propos recueillis par R. Floutier, Midi libre
On savait que Desproges &#233;tait une plume qu&#8217;on ne se lasse pas de relire et une voix dont on a du mal &#224; oublier le ton distanci&#233;. On sait aujourd&#8217;hui qu&#8217;il est un auteur que l&#8217;on peut jouer, que l&#8217;ont peut s&#8217;approprier, dont on peut illustrer l&#8217;univers et les r&#233;flexions sans craindre de s&#8217;inscrire dans une &#233;poque r&#233;volue. Bref, un auteur vivant et encore contemporain pour quelques si&#232;cles.
G&#233;rard Biard, Charlie Hebdo 26 mars 2008 (Critique du spectacle : Mon cadavre sera pi&#233;ge par Emmanuel Matte)
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      <pubDate>Sun, 14 Sep 2008 08:48:32 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/lecriture</guid>
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      <title>Le racisme </title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/le-racisme</link>
      <description>R&#233;quisitoire contre Sin&#233;

Fran&#231;aises, Fran&#231;ais, Belges, Belges,  Bougnoules,Bougnoules, Fascistes de droite, Fascistes de gauche, Mon pr&#233;sident, mon chien, Monsieur l'avocat le plus bas d'Inter,  Mesdames et messieurs les jur&#233;s  Public ch&#233;ri mon amour, Bonjour ma col&#232;re, salut ma hargne et mon courroux&#8230; coucou
L'homme qui stagne aujourd'hui sur ce ban de l'infamie o&#249; le cul du gratin s'&#233;crasa avant le sien, cet homme, mesdames et messieurs les jur&#233;s, ce morne quinquag&#233;naire gorg&#233; de vin rouge et boursoufl&#233; d'id&#233;es re&#231;ues, pr&#233;sente &#224; nos yeux blas&#233;s qui en ont tant vu qu'ils sont devenus gris, la particularit&#233; singuli&#232;re, bonjour les pl&#233;onasmes, d'&#234;tre le seul gauchiste d'extr&#234;me droite de France. 
X&#233;nophobe m&#234;me avec les &#233;trangers, rebonjour, masquant tant bien que mal un antis&#233;mitisme de gar&#231;on de bain poujadiste sous le masque ambigu de l'antisionisme propalestinien, misogyne jusqu'&#224; souffler dans sa femme pour &#233;conomiser sa poup&#233;e gonflable, pardon Catherine, plus primaire encore dans son anticommunisme que les asticots moscovites pr&#233;sentement occup&#233;s &#224; bouffer Brejnev de l'int&#233;rieur, Sin&#233;, la baguette sous le bras, et le b&#233;ret sur la t&#234;te comme un Guevara de goutti&#232;re va sa vie &#224; petits pas, tel un super Dupont mou, plongeant mollement dans le fluide glac&#233; de son troisi&#232;me &#226;ge.</description>
      <pubDate>Tue, 19 Aug 2008 08:06:13 GMT</pubDate>
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      <title>Le temps</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/le-temps</link>
      <description>
 O arr&#234;ter le temps ! Repousser &#224; jamais l&#8217;heure in&#233;luctable du tombeau ! Mais non, h&#233;las, la camarde ricane et nous guette sans h&#226;te, tandis que sournoisement d&#8217;heure en heure nous ne cessons de nous fl&#233;trir, de nous racornir, de nous friper, de nous tasser lentement mais s&#251;rement jusqu&#8217;au stade ultime o&#249; les microbes inf&#226;mes nous jailliront des entrailles pour nous liqu&#233;fier les chairs et nous r&#233;duire &#224; l&#8217;&#233;tat d&#8217;engrais naturel.
Vivons heureux en attendant la mort  </description>
      <pubDate>Mon, 11 Aug 2008 14:21:33 GMT</pubDate>
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      <title>La guerre</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/la-guerre</link>
      <description>
   L&#8217;ossuaire de Douaumont est tr&#232;s joli. Il contient les restes de 300 000 jeunes gens. Si l&#8217;on mettait bout &#224; bout tous les hum&#233;rus et tous les f&#233;murs de ces gar&#231;ons et leurs 300 000 cr&#226;nes par-dessus, on obtiendrait une ravissante barri&#232;re blanche de 2 476 kilom&#232;tres pour embellir le c&#244;t&#233; gauche de la route Moscou-Paris.
Dictionnaire superflu &#224; l&#8217;usage de l&#8217;&#233;lite et des bien nantis
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      <pubDate>Mon, 11 Aug 2008 13:59:20 GMT</pubDate>
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      <title>la cuisine</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/la-cuisine</link>
      <description>
Photo : Michel Plassart, contact : plassart-photo@wanadoo.fr
Il se met &#233;galement &#224; la cuisine, histoire de s'occuper les mains et de s'irriguer les neurones entre deux activit&#233;s c&#233;r&#233;brales. D'autres bricolent. Lui, non. Il est dyslexique et gaucher contrari&#233;, &#231;a l'aide bien au lit (dit-il), mais &#231;a le g&#234;ne pour le bricolage. "Devant mon incapacit&#233; &#224; fabriquer des biblioth&#232;ques ou des porte-revues, je me suis mis &#224; la bouffe." Il a ses sp&#233;cialit&#233;s (dont le homard aux petits l&#233;gumes) et cr&#233;e son fameux P&#226;t&#233; de Sardines &#224; la Desprogienne , dont vous trouverez la recette &#224; la lettre P de l'ab&#233;c&#233;daire qui cl&#244;t ce livre.  Et puis, parce qu'il est aussi p&#233;tulant &#224; la ville qu'&#224; la sc&#232;ne et qu'il n'oublie jamais d'amuser sa famille apr&#232;s avoir fait rigoler son public ch&#233;ri mon amour, il invente (&#224; usage interne) le Pot-au-feu Marie-Croquette , dont la recette est illustr&#233;e d'une photo de Marie b&#233;b&#233;, debout dans un couscoussier, en train de pagayer avec une cuiller, l'air enthousiaste et ravi.
Desproges, portrait / Marie-Ange Guillaume</description>
      <pubDate>Mon, 11 Aug 2008 10:11:12 GMT</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>La gloire !</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/la-gloire</link>
      <description>

Donc, d'apr&#232;s toi il n'y a pas de danger de grosse t&#234;te, de m&#233;galomanie...
De grosse t&#234;te ! Je ne me prends pas pour de la merde. Je ne me prends pas pour quelqu'un de passionnant mais &#224; partir du moment o&#249; on fait un m&#233;tier public et que &#231;a marche, on est content. Si c'est &#231;a avoir la grosse t&#234;te... Non, la grosse t&#232;te, c'est quand on se surestime. Je ne sais pas si je me surestime, mais je ne me m&#233;prise pas compl&#232;tement dans ce que je fais.
 Je ne me prends pas pour quelqu'un de passionnant mais &#224; partir du moment o&#249; on fait un m&#233;tier public et que &#231;a marche, on est content. Si c'est &#231;a avoir la grosse t&#234;te... Non, la grosse t&#232;te, c'est quand on se surestime. Je ne sais pas si je me surestime, mais je ne me m&#233;prise pas compl&#232;tement dans ce que je fais.
La seule certitude que j'ai c'est d'&#234;tre dans le doute
 Au cas o&#249; je me laisserais aller &#224; me sur&#233;valuer l'ego &#224; mes propres yeux &#224; l'occasion d'une flagornerie de quelque pilier vermoulu de mon fan club d'H&#233;nin-Li&#233;tard, la rude r&#233;alit&#233; de mon insignifiance ne manquera jamais de me remettre &#224; ma place: celle, aupr&#232;s du po&#235;le au fond de la classe, que j'eus le tort de quitter le jour o&#249; j'ai eu les moyens de m'offrir mon premier radiateur avec un ch&#232;que de TF1.
Chroniques de la haine ordinaire
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      <pubDate>Mon, 11 Aug 2008 09:39:34 GMT</pubDate>
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    <item>
      <title>Sa jeunesse</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/sa-jeunesse</link>
      <description>
     "J&#8217;ai fait tous les m&#233;tiers sauf prostitu&#233; : j&#8217;ai horreur qu&#8217;on me souffle dans le cou quand je cherche le sommeil." La Seule certitude que j&#8217;ai c&#8217;est d&#8217;&#234;tre dans le doute / Entretien avec Yves Riou et Philippe Pouchain
    </description>
      <pubDate>Mon, 11 Aug 2008 09:15:48 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/sa-jeunesse</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La jeunesse</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/la-jeunesse</link>
      <description>
 NON AUX JEUNES
Depuis trente ans, la jeunesse, c'est dire la frange la plus totalement parasitaire de la population, b&#233;n&#233;ficie sous nos climats d'une d&#233;votion frileuse qui confine &#224; la bigoterie. Malheur &#224; celui qui n'a rien fait pour les jeunes, c'est le p&#233;ch&#233; supr&#234;me, et la marque satanique de la p&#233;dophobie est sur lui.   J'entends d&#233;j&#224; les commentaires de l'adolescento-philie de bonne mise:
"Tu dis &#231;a parce que tu es en col&#232;re. En r&#233;alit&#233;, ta propre jeunesse est morte, et tu jalouses la leur, qui vit, qui vibre et qui a les abdominaux plats." (&#8230;)
Je m'insurge. J'affirme que je ha&#239;ssais plus encore la jeunesse quand j'&#233;tais jeune moi-m&#234;me. J'ai plus vomi la p&#233;riode Y&#233;y&#233; analphab&#232;te de mes vingt ans que je ne conchie vos ann&#233;es lamentables de rock ab&#226;tardi. 
 Chroniques de la haine ordinaire
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      <pubDate>Mon, 11 Aug 2008 08:06:32 GMT</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>L'Homme !</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/l-homme</link>
      <description> 
   &#212; homme, sais-tu seulement que tu n&#8217;es rien d&#8217;autre qu&#8217;un insecte rampant sans la moindre importance ? Rien de plus que le moucheron aveugle qui s&#8217;&#233;clate au pare-brise. Rien, rien du tout. L&#8217;homme est nul. Et plus je vous contemple, vous tous, qui &#234;tes l&#224; &#224; stagner sans gr&#226;ce dans vos petites vies mornes, plus je vous trouve nuls, minables, chafouins.
R&#233;quisitoire contre Ariel Zeitoun
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      <pubDate>Sun, 10 Aug 2008 13:13:23 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/l-homme</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La Femme !</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/la-femme</link>
      <description>Les femmes et le bordeaux, je crois que ce sont les deux seules raisons de survivre.
La Seule certitude que j'ai c'est d'&#234;tre dans le doute
 

  Il y a une chose dont je suis certain c'est qu'il y a autant de misogynes femmes qu'hommes. Les femmes qui servent debout la soupe aux mecs assis &#231;a existe encore et c'est souvent la volont&#233; des femmes... Ce n'est pas un truc de mec la misogynie.
La Seule certitude que j'ai c'est d'&#234;tre dans le doute / Entretien avec Yves Riou et Philippe Pouchain
Je me suis fait aupr&#232;s de ma femme une solide r&#233;putation de monogame.
Fonds de tiroir    </description>
      <pubDate>Sun, 10 Aug 2008 06:20:39 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/la-femme</guid>
    </item>
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