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    <title>Pierre Desproges : obsessions</title>
    <link>http://www.desproges.fr/accueil</link>
    <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 08:33:58 GMT</pubDate>
    <description>Pierre Desproges, obsessions</description>
    <item>
      <title>&#201;CRIRE POUR LES AUTRES</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/lecriture</link>
      <description>Des projets ?
"Je n&#8217;en ai pas, je n&#8217;en ai jamais eu. (&#8230;) Si, la mort. (&#8230;) J&#8217;ai l&#8217;intention n&#233;anmoins d&#8217;&#233;crire pour les autres."
Propos recueillis par R.Floutier
Midi libre 14 janvier 87
 
Ce matin de juin, j'&#233;cris dans un transat au fond du jardin anglais que le soleil levant caresse voluptueusement pour en essuyer la ros&#233;e. A port&#233;e de main, sur un gu&#233;ridon de paille tress&#233;e, le th&#233; aux herbes ti&#233;dit &#224; la brise. Le bouvreuil effront&#233;, qui m'espionnait hier d&#233;j&#224;, sautille et pirouette &#224; trois pas en stridulant des joliesses absconses dont j'appr&#233;hende cependant qu'elles veuillent dire : 
&amp;quot; Tire-toi de l&#224; bonhomme, que je finisse les miettes de ton croissant  qui sont tomb&#233;es dans l'herbe.&amp;quot; 
Eh bon, comme l'oiseau, j'ai la plume frivole et baladeuse et tendance &#224; papillonner autour du sujet sans m'y soumettre, voire m&#234;me &#224; m'en &#233;carter carr&#233;ment. Ce qui est p&#233;nible, avec les livres, je veux dire quand on les &#233;crit, c'est qu'on est plus ou moins pouss&#233; &#224; s'en tenir au sujet qu'on pr&#233;tend traiter. Il faut savoir que cette contrainte est parfois tr&#232;s p&#233;nible quand elle s'abat sur un auteur vell&#233;itaire par nature, incoh&#233;rent par go&#251;t, et facilement d&#233;connectable par l'impr&#233;vu, en l'occurrence ce petit p&#233;d&#233; de bouvreuil qui fait rien que fr&#233;tiller de la queue pour m'emp&#234;cher d'aller plus loin. 
Dieu merci, quand on se contente de penser au lieu d'&#233;crire, on a parfaitement le droit de sauter du coq &#224; l'&#226;ne, sans s'attirer des remarques d&#233;sobligeantes.
J'aurais du &#234;tre d&#233;rouleur de pens&#233;es plut&#244;t qu'&#233;criveur de bouquins.
FONDS DE TIROIR, &#201;ditions du Seuil</description>
      <pubDate>Mon, 26 Sep 2011 08:33:58 GMT</pubDate>
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      <title>Les c&#233;l&#233;brit&#233;s : Serge Gainsbourg</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/les-celebrites-serge-gainsbourg</link>
      <description>Le seul g&#233;nie qui ressemble &#224; une poubelle.
&#167;&#167;728@@quicktime@@/upload/attachements/video/file/728/gainsbourg.mov&#167;&#167;
 
SERGE GAINSBOURG
Quand j&#8217;&#233;tais petit gar&#231;on il y avait, dans le village limousin o&#249; je passais mes vacances, un homme &#224; tout et &#224; ne rien faire qui s&#8217;appelait Chaminade. Chaminade tout court. Au reste, il &#233;tait trop seul au monde pour qu&#8217;un pr&#233;nom lui f&#251;t utile. 
C&#8217;&#233;tait un homme simple, au bord d&#8217;&#234;tre fruste. Il vivait dans une cabane sous les ch&#226;taigniers des bosquets vallonn&#233;s de par chez nous. Sur une paillasse de crin, avec un chien jaune, du pain dur et du lard. L&#8217;&#233;t&#233;, il se louait aux moissons, et bricolait l&#8217;hiver &#224; de menus ouvrages dans les maisons bourgeoises. &#192; p&#233;riode fixe, comme on a ses r&#232;gles ou comme on change de lune, Chaminade entrait en ivrognerie, par la gr&#226;ce d&#8217;une immonde vinasse que M. Pr&#233;fontaines lui-m&#234;me n&#8217;e&#251;t pas confi&#233;e &#224; ses citernes. Il s&#8217;abreuvait alors jusqu&#8217;&#224; devenir violet, spon&#172;gieux, sourd et comateux. Apr&#232;s sept ou huit jours, sa vieille m&#232;re, qui passait par l&#224;, le tirait de sa liti&#232;re et le calait dehors sous la pompe &#224; eau, pour le nettoyer d&#8217;une semaine de merde et de vomis conglom&#233;r&#233;s. 
La plupart du temps, Chaminade n&#8217;avait pas le sou pour se d&#233;truire. Les petites gens du bourg se m&#234;laient alors de l&#8217;aider. Il faut chercher autour des stades pour trouver plus con qu&#8217;un quarteron de ploucs d&#233;s&#339;uvr&#233;s aux abords d&#8217;un bistrot. 
&#8211; Ah, putain con, les hommes, regardez qui voil&#224;-t-y pas sur son v&#233;lo ? Ho, Chaminade, viens-tu causer avec nous autres, fi de garce ? Chaminade ne refusait pas. Quand il rasait ainsi les tavernes &#224; bicyclette, c&#8217;est qu&#8217;il &#233;tait en manque. 
Alors les hommes saoulaient Chaminade. Parce qu&#8217;on s&#8217;emmerde &#224; la campagne, surtout l&#8217;hiver &#224; l&#8217;heure du loup, et je vous parle d&#8217;un temps o&#249; la t&#233;l&#233; n&#8217;ab&#234;tissait que l&#8217;&#233;lite. Au bout de huit ou dix verres, Chaminade &#233;tait fin saoul, il pr&#234;tait &#224; rire. C&#8217;est pourquoi on l&#8217;appelait Chaminade tout court, comme on dit Fernandel. 
Quoi de plus aimablement divertissant, en effet, pour un pauvre honn&#234;te, que le spectacle irr&#233;sistible d&#8217;un &#234;tre humain titubant dans sa propre pisse en chantant Le Temps des cerises ? 
On s&#8217;amusait vraiment de bon c&#339;ur, pour moins cher qu&#8217;un ticket de loto qui n&#8217;existait pas non plus. On l&#226;chait l&#8217;ivrogne sur la place du Monument-aux-Morts o&#249; il se lan&#231;ait alors dans un concours de pets avec le poilu cocardier. Parfois, il improvisait sur La Mort du cygne, tenant les pans de sa chemise comme on fait d&#8217;un tutu, avant de s&#8217;&#233;clater dans la boue pour un grand &#233;cart effrayant. Et les hommes riaient comme des enfants. 
En apoth&#233;ose finale, on remettait de force Chaminade sur son v&#233;lo et on lui faisait faire le tour du monument. &#192; chaque tour sans tomber, il avait droit &#224; un petit coup suppl&#233;mentaire, direct au tonnelet. 
Un jour, Chaminade s&#8217;est empal&#233; sur le pic de la grille m&#233;tallique, mais il n&#8217;en est pas mort.  &#171; Il y a un Dieu pour les ivrognes &#187;, not&#232;rent avec envie les bigotes aquaphiles, qui voguent &#224; sec dans les b&#233;nitiers st&#233;riles de leur foi rabougrie. La derni&#232;re fois que j&#8217;ai vu Serge Gains&#172;bourg en public, il suintait l&#8217;alcool pur par les pores et les yeux, et glissait par &#224;-coups incertains sur la sc&#232;ne lisse d&#8217;un palais parisien, la bave aux commissures et l&#8217;&#339;il en perdition, cet homme &#233;tait mou&#172;rant. Un parterre de nantis bagu&#233;s et cliquetants l&#8217;encourageait bruyamment &#224; tourner autour de rien en massacrant les plus belles chansons n&#233;es de son g&#233;nie. 
Irr&#233;sistiblement, ces cuistres-l&#224; m&#8217;ont fait penser aux ploucs, et lui &#224; Chaminade.
Fonds de Tiroir &#201;ditions du Seuil, Points
Ce texte devait figurer dans un recueil que pr&#233;parait Pierre Desproges. Le titre pr&#233;vu &#233;tait : "Je les connais bien, je leur ai touch&#233; la main"
 
Gainsbourg , 20 ans, 20 cd superbe coffret r&#233;alis&#233; par S&#233;bastien Merlet
 


Premier contact avec cet ouvrage qui a la belle allure d'un livre d'art, une superbe photo de &#171; Gainsbarre &#187;, ses volutes de fum&#233;e, son petit sourire et son &#339;il doux. (...) En feuilletant le livret qui les accompagne, les grandes &#233;tapes de l'&#339;uvre de Serge sont l&#224;,  la chanson de Pr&#233;vert , la rencontre avec sa muse, Jane Birkin, l'in&#233;vitable  homme &#224; la t&#234;te de choux auquel il tenait tant, le sulfureux  rock around the bunker....et aux armes et caetera, &#233;videmment. 
Cette parution, c'est le r&#233;sultat d'un an de r&#233;flexion et de recherche pour Xavier Perrot, chef de projet chez Mercury et S&#233;bastien  Merlet,  graphiste et fan du chanteur-compositeur. &#171; Ce pr&#233;curseur  toutes cat&#233;gories dans les styles musicaux  a cr&#233;&#233; &#224; un rythme incroyable sans jamais perdre de son &#233;loquence &#187;.</description>
      <pubDate>Fri, 11 Mar 2011 15:05:19 GMT</pubDate>
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      <title>La cuisine</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/la-cuisine</link>
      <description>Fine gueule, il se met &#233;galement &#224; la cuisine, histoire de s'occuper les mains et de s'irriguer les neurones entre deux activit&#233;s c&#233;r&#233;brales. D'autres bricolent. Lui, non. Il est dyslexique et gaucher contrari&#233;, &#231;a l'aide bien au lit (dit-il), mais &#231;a le g&#234;ne pour le bricolage. "Devant mon incapacit&#233; &#224; fabriquer des biblioth&#232;ques ou des porte-revues, je me suis mis &#224; la bouffe." Il a ses sp&#233;cialit&#233;s (dont le homard aux petits l&#233;gumes) et cr&#233;e son fameux P&#226;t&#233; de Sardines &#224; la Desprogienne, dont vous trouverez la recette &#224; la lettre P de l'ab&#233;c&#233;daire qui cl&#244;t ce livre. 
Et puis, parce qu'il est aussi p&#233;tulant &#224; la ville qu'&#224; la sc&#232;ne et qu'il n'oublie jamais d'amuser sa famille apr&#232;s avoir fait rigoler son public ch&#233;ri mon amour, il invente (&#224; usage interne) le Pot-au-feu Marie-Croquette, dont la recette est illustr&#233;e d'une photo de Marie b&#233;b&#233;, debout dans un couscoussier, en train de pagayer avec une cuiller, l'air enthousiaste et ravi. 
 
Desproges, portrait par Marie-Ange Guillaume
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      <pubDate>Thu, 21 Oct 2010 10:04:04 GMT</pubDate>
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      <title>L'humour ?</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/xxx</link>
      <description>L&#8217;humour, c&#8217;est le droit d&#8217;&#234;tre imprudent, d&#8217;avoir le courage de d&#233;plaire, la permission absolue d&#8217;&#234;tre imprudent.
 L&#8217;&#201;v&#233;nement du jeudi 2 octobre 86
Je n&#8217;aime pas faire de la peine aux gens. D&#233;ranger, oui, mais pas blesser.
Sud Ouest 19 octobre 1984
Est-ce que votre humour a &#233;volu&#233; depuis 15/20 ans ?
L&#8217;humour, c&#8217;est comme les yeux bleus, on en a ou on n&#8217;en a pas. Simplement en prenant de l&#8217;&#226;ge et du m&#233;tier, en fourbissant ses outils, on s&#8217;aiguise. Les outils, c&#8217;est le regard qu&#8217;on porte sur les choses. On garde les m&#234;me outils pour fabriquer d&#8217;autres projets. L&#8217;humour, c&#8217;est un regard sur les choses. Un regard d&#233;formant.
N comme nouvelles (avril 87) Propos receuillis par Jean-Louis Berger et Gilles Brochard
Humoriste, c&#8217;est un mot grave et pr&#233;tentieux comme philosophe ou sp&#233;cialiste : je ne suis pas sp&#233;cialiste de l&#8217;humour. C&#8217;est par humilit&#233; que je ne veux pas &#234;tre humoriste. En revanche, c&#8217;est par vanit&#233; que je ne veux pas &#234;tre comique. Un comique c&#8217;est un type qui a le nez rouge, qui p&#232;te &#224; table, qui se met une fausse barbe : &#231;a me glace totalement.
Lib&#233;ration 3 f&#233;vrier 1983
Est-ce que le rire panse vos plaies profondes ?
Non, pas mes plaies profondes, mes plaies superficielles, comme l&#8217;ivrogne qui boit pour oublier qu&#8217;il a honte de boire.</description>
      <pubDate>Thu, 07 Oct 2010 11:13:35 GMT</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Le cancer</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/le-cancer</link>
      <description>En sc&#232;ne, vous chantez tout guilleret : &#171; J&#8217;ai pas l&#8217;cancer, j&#8217;ai pas l&#8217;cancer ! &#187;Est-Ce que vous en &#234;tes s&#251;r ?
(Rire) Salaud !&#8230; (S&#233;rieux). Je ne suis pas du tout s&#251;r de ne pas avoir un cancer, effectivement. Parce qu&#8217;en chacun de nous il y a des cellules pas normales qui peuvent se mettre soudain &#224; se multiplier, &#224; grouiller, &#224; nous bouffer de l&#8217;int&#233;rieur. Le professeur B&#233;raud, que j&#8217;ai rencontr&#233; il n&#8217;y a pas tr&#232;s longtemps, pense, lui, qu&#8217;il est tout &#224; fait possible que des gens se fabrique un cancer de fa&#231;on psychosomatique pour se suicider, pour s&#8217;autod&#233;truire inconsciemment ? Comme tout le monde, je dois porter un cancer potentiel. Peut-&#234;tre qu&#8217;il se d&#233;veloppera un jour, mais pas avec mon aide : je ne suis pas suicidaire, je d&#233;teste trop la mort.
Entretien avec Jean-Paul LIEGEOIS
L&#8217;UNITE. JANV. 1984


S'il n'y avait pas la Science, malheureux cloportes suintants d'ingratitude aveugle et d'ignorance crasse, s'il n'y avait pas la Science, combien d'entre nous pourraient profiter de leur cancer pendant plus de cinq ans ?
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      <pubDate>Wed, 15 Sep 2010 08:07:21 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/le-cancer</guid>
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      <title>Le mois d'ao&#251;t</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/le-mois-daout</link>
      <description>Ao&#251;t est vulgaire. 
Transparents et mous, les m&#233;duses et les banlieusards &#233;chou&#233;s s&#8217;y racornissent sur le sable dans un brouhaha glapissant de cong&#233;s pay&#233;s agglutin&#233;s. Ao&#251;t pue la frite et l&#8217;aisselle grasses. En ao&#251;t, le pauvre en cale&#231;on laid, mains sur les hanches face &#224; la mer, l&#8217;oeil vide et d&#233;sempar&#233;, n&#8217;ose pas penser qu&#8217;il s&#8217;emmerde. De peur que l&#8217;omnipr&#233;sence de sa femelle ind&#233;l&#233;bile, de sa bou&#233;e-canard grotesque et de son chien approximatif ne lui fasse douter de l&#8217;opportunit&#233; posthume du Front populaire.
Le mois de juin est autrement gracieux. En juin, les jours sont longs et blonds comme les nubiles scandinaves aux seins mouill&#233;s qui rient dans la vague jusqu&#8217;&#224; la minuit. En juin, au march&#233; des p&#234;cheurs, on ne se pi&#233;tine pas encore : on fl&#226;ne. Derri&#232;re le port, la tomate-cerise est pour rien &#224; l&#8217;&#233;talage de la mara&#238;chine. On la croque au sel sur le sable avec une branche de basilic et un verre de vin blanc de Brem glac&#233;.
Vivre la ville en ao&#251;t, vivre la mer en juin, c&#8217;est l&#8217;ultime aristocratie et la rare &#233;l&#233;gance de l&#8217;estivant hexagonal.
Chroniques de la haine ordinaire &amp;quot; Les aventures du mois de juin&amp;quot;</description>
      <pubDate>Mon, 26 Jul 2010 09:45:46 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/le-mois-daout</guid>
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    <item>
      <title>Artiste d&#233;gag&#233;...</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/artiste-degage</link>
      <description>Et si je poussais une longue plainte d&#233;chirante pudiquement cach&#233;e sous la morsure cinglante de mon humour ravageur ?
Encore faudrait-il que je croie en un combat&#8230; Ah, bien s&#251;r, si j&#8217;avais cette hargne mordante des artistes engag&#233;s qui osent critiquer Pinochet &#224; moins de 10 000 km de Santiago&#8230;
Mais non. Je n&#8217;ai pas ce courage.
Je suis le contraire d&#8217;un artiste engag&#233;. Je suis un artiste d&#233;gag&#233;.
Je ne peux pas &#234;tre engag&#233;. A part la droite, il n&#8217;y a rien au monde que je m&#233;prise autant que la gauche.
(...)
Qu&#8217;on soit de droite ou de gauche, on est h&#233;mipl&#233;gique. Disait Raymond Aron. Qui &#233;tait de droite.
Je suis un artiste d&#233;gag&#233;.</description>
      <pubDate>Mon, 28 Jun 2010 09:08:09 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/artiste-degage</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Le football !</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/le-football</link>
      <description>La sagesse populaire, on conna&#238;t. C&#8217;est elle qui a &#233;lu Hitler en 33, c&#8217;est elle qui va au foot &#224; Bruxelles, c&#8217;est elle qui fait grimper l&#8217;indice d&#8217;&#233;coute de &#171; Porte Bonheur &#187;.
Chroniques de la haine ordinaire
Si la virilit&#233; c&#8217;est le foot, la bagnole, la boxe et la guerre, je ne me sens pas du tout viril, je me sens tr&#232;s f&#233;minin et je me plais beaucoup plus dans la compagnie des femmes pour bien des activit&#233;s, y compris pour faire l&#8217;amour, que dans la compagnie des hommes.
RMC interview par le Dr Renaud
J&#8217;ai horreur du travail en &#233;quipe, j&#8217;ai horreur de la chaleur humaine. Quand les hommes font autre chose que de la musique en bande, &#231;a se termine toujours au Heysel.
Le Progr&#232;s de Lyon, 20 mars 1987
Je ne suis pas un moraliste, car un moraliste d&#233;fend des id&#233;es. Moi, je n&#8217;ai pas l&#8217;intention de convaincre, je parle pour moi. J&#8217;essaie de ne pas vivre en contradiction avec les id&#233;es que je ne d&#233;fends pas.
Libre Belgique, interview par Claire Diez le 21 janvier 1988</description>
      <pubDate>Mon, 21 Jun 2010 07:38:02 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/le-football</guid>
    </item>
    <item>
      <title>L'&#233;criture</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/lecriture</link>
      <description>DESPROGES S'EXPLIQUE :
Vous devenez un &#233;crivain ?
Je pr&#233;f&#232;re le mot &#171; &#233;criveur &#187; parce que j&#8217;&#233;cris pour la sc&#232;ne, pour la radio, pour la t&#233;l&#233;vision, pour mes enfants, pour mes amants, pour mes ma&#238;tresses, pour la litt&#233;rature, si l&#8217;on peut appeler cela de la litt&#233;rature. Tout ce que je fais passe par l&#8217;&#233;criture. &#201;crivain c&#8217;est &#224; la fois trop restrictif et trop pompeux. Je suis quelqu&#8217;un du verbe. Je suis quelqu&#8217;un qui vit du verbe. (&#8230;)
Vous avez un langage tr&#232;s classique avec quelques d&#233;rapages. Finalement vous n&#8217;&#234;tes pas tr&#232;s moderne.
Non, pas du tout, je suis compl&#232;tement archa&#239;que. J&#8217;ai un frileux respect du langage. Je ne suis pas pour autant contre l&#8217;&#233;volution et les apports de mots &#233;trangers dans les langues, mais &#224; condition qu&#8217;ils aient une vraie raison d&#8217;&#234;tre. (&#8230;)
Vous travaillez beaucoup vos textes ?
Je travaille comme un artisan. Je suis tr&#232;s m&#233;ticuleux, soigneux, besogneux m&#234;me. Je p&#232;se chaque phrase, chaque mot et je passe des heures dans les dictionnaires. J&#8217;ai des Quillet, des Robert, des Larousse. J&#8217;aime bien les dictionnaires.
Et les textes de vos spectacles ?
Encore plus, car il y a le son, la phonie du mot.
N comme nouvelles (avril 87) Propos recueillis par Jean-Louis Berger et Gilles Brochard
Des projets ?
J&#8217;en ai pas, j&#8217;en ai jamais eu. (&#8230;) Si, la mort. (&#8230;) J&#8217;ai l&#8217;intention n&#233;anmoins d&#8217;&#233;crire pour les autres. Je verrais bien r&#233;uni des gens comme Depardieu et d&#8217;autres.
Midi libre 14 janvier 87 R. Floutier</description>
      <pubDate>Tue, 04 May 2010 08:37:41 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/lecriture</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Le racisme</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/la-sottise</link>
      <description>Les rues de Paris ne sont plus s&#251;res.
Dans certains quartiers chauds de la capitale, les Arabes n&#8217;osent plus sortir tout seul le soir.
Tenez, mon nouvel &#233;picier, M. Rachid Cherquaoui, s&#8217;est fait agresser la nuit derni&#232;re dans le XVIII&#233;.
J&#8217;aime bien M. Rachid Cherquaoui.
Il est arriv&#233; dans le quartier il y a six mois.
Il venait de racheter le fonds de commerce de M. et Mme Lefranc qui p&#233;riclitait.
Il faut dire que, pendant les heures d&#8217;ouverture de l&#8217;&#233;picerie, Mme Lefranc se faisait p&#233;trir par le boulanger.
Tandis que M. Lefranc en profitait pour aller boucher la bouch&#232;re.
Le reste du temps l&#8217;&#233;picier se ratatinait sur des enfilades de ballons de muscadet, au Rendez-vous montmartrois de la rue Caulaincourt, en compagnie de M. Leroy, le boucher.
Les deux hommes s&#8217;estimaient mutuellement.
Outre qu&#8217;ils vaquaient aux m&#234;mes trous, ils avaient en commun une certaine id&#233;e de la France faite &#224; la fois de fiert&#233; municipale, de foie r&#233;gional et de front national.</description>
      <pubDate>Tue, 27 Apr 2010 10:32:21 GMT</pubDate>
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    </item>
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      <title>La rumeur</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/la-rumeur</link>
      <description>Elle est sale glauque et grise, insidieuse et sournoise, d'autant plus meurtri&#232;re qu'elle est impalpable. On ne peut pas l'&#233;trangler. Elle glisse entre les doigts comme la muqueuse immonde autour de l'anguille morte. Elle sent. Elle pue. Elle souille. C'est la rumeur.
R&#233;pondez-moi franchement: Est-ce que, oui ou non, j'ai l'air contagieux?
Je vous pose la question parce que le bruit court que j'ai le SIDA... Ca m'est revenu de la bouche d'un p&#233;d&#233;-le bruit, pas le SIDA-qui le tenait d'un autre p&#233;d&#233;-le SIDA, pas le bruit. Ce gar&#231;on-le p&#233;d&#233; de la bouche duquel m'est revenu le bruit-m'a dit que l'autre gar&#231;on-le p&#233;d&#233; qui avait refil&#233; le SIDA au p&#233;d&#233; par lequel m'est revenu le bruit-(ce gar&#231;on) lui avait dit que Rika Zara&#239;-qui est actuellement avec Le Pen-ne le r&#233;p&#233;tez pas-racontait partout que j'avais le SIDA.
C'est d&#233;gueulasse, Dieu m'embrasse, si possible pas sur la bouche, on ne sait jamais.</description>
      <pubDate>Sat, 10 Apr 2010 07:39:18 GMT</pubDate>
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      <title>Le printemps !</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/le-printemps</link>
      <description>Le 21 mars, c&#8217;est le printemps&#8230;
Le printemps, c&#8217;est le grand chambardement de la vie qui sort de ses cocons. Cela se m&#233;rite. Cela se pr&#233;pare. On n&#8217;entre pas dans le printemps comme on entre dans un moulin. 
D&#8217;abord, au printemps, les jours rallongent. Si vous habitez la cam&#172;pagne, dites-vous bien qu&#8217;il est absolument d&#233;solant de regarder les conneries t&#233;l&#233;visuelles de 20 h 30 alors m&#234;me qu&#8217;un soleil rouge vient &#233;chouer ses rayons ti&#232;des sur la fa&#231;ade de votre maison. Pensez donc &#224; bien fermer les volets d&#232;s 18 heures. 
Au printemps, la nature change de peau. Les verdoissiers marron&#172;nent, les marronniers verdoient, le chat-huant hue, le paon puant pue, le matou mutant mue, Bernard-Henri L&#233;vy refait sa mise en plis. Dans la rue, les femmes vont le buste haut, claquant le bitume d&#8217;un talon conqu&#233;rant. Les manteaux qui cachaient les formes ont fait place aux jupettes qui montrent les candeurs de l&#8217;arri&#232;re-genou. Cette ann&#233;e, la culotte se porte sous la robe, et non plus dans le sac &#224; main comme l&#8217;an pass&#233;. C&#8217;est une victoire de l&#8217;&#201;glise et du sida r&#233;unis.
Chroniques de la haine ordinaire
L&#8217;homme est un &#234;tre dou&#233; d&#8217;intelligence. Sans son intelligence, il jouerait dans l&#8217;herbe ou ferait des bulles au lieu de penser au printemps dans les embouteillages.
Chroniques de la haine ordinaire
 
COMM&#201;MORONS N'IMPORTE QUOI
Vid&#233;o :

    
EDITIONS COLLECTORS 2013, SORTIES LE 4 AVRIL 2013:
Dictionnaire superflu &#224; l'usage de l'&#233;lite et des biens nantis
Manuel du savoir-vivre &#224; l'usage des rustres et des malpolis 
Vivons heureux en attendant la mort
Les &#233;trangers sont nuls
L'&#233;quipe du point sort des &#233;ditions limit&#233;es de qualit&#233; des 4 titres sus nomm&#233;s, voyez plut&#244;t: chaque recueil est envelopp&#233; dans une carte de couverture en papier	&#171; Keaykolour &#187;	&#233;b&#232;ne	pour	un	rendu	carton	brut	et mat, un marquage &#224; chaud assure l&#8217;effet brillant du nom et des malicieuses silhouettes de l&#8217;humoriste, le titre du livre est lui s&#233;rigraphi&#233; en couleur pour un rendu vif et contrast&#233;. On retrouve cette couleur unique et propre &#224; chaque volume sur les pages de garde. Au final, de v&#233;ritables poches de luxe !




Et pour avoir Desproges dans sa poche, l'&#233;diteur sort Les r&#233;quisitoires du tribunal des flagrants d&#233;lires  dans la merveilleuse collection "Points 2" et son format ultra poche!
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      <pubDate>Wed, 24 Mar 2010 13:17:28 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/le-printemps</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La musique</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/la-musique</link>
      <description>Le 4 mars 1678
Naissance d'un prodige musical, Antonio Vivaldi.
Vivaldi (Antonio), compositeur italien, n&#233; &#224; Venise (1678-1741).
C&#233;l&#232;bre virtuose, auteur de musiques religieuses, d&#8217;op&#233;ras, de sonates, de symphonies, il a impos&#233; le concerto &#224; trois mouvements et le couvre-feu &#224; vingt-deux heures sur la piazetta di San Marco dont il fut le vicaire born&#233; pendant plus de vingt ans.
Quand j&#8217;&#233;tais presque encore petit, &#224; la campagne, j&#8217;attendais que la nuit d&#8217;&#233;t&#233; f&#251;t tr&#232;s noire pour installer le haut-parleur de mon &#171; Teppaz &#187; en haut du grand tilleul, et j&#8217;&#233;coutais la Notte en comptant les &#233;toiles, couch&#233; dans l&#8217;herbe, et des vagues de chagrin voluptueux me couraient sur la peau, comme quand on est loin de l&#8217;autre qu&#8217;on aime et que c&#8217;est d&#233;chirant pour les joies ordinaires.
Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai une maxi-cha&#238;ne deux fois cent watts. En grandissant, l&#8217;oreille s&#8217;affirme et le c&#339;ur se serre.
Dictionnaire superflu &#224; l&#8217;usage des rustres et des malpolis
 
Ludwig van Beethoven
Le sourd le plus c&#233;l&#232;bre du monde s&#8217;appelle Ludwig van Beethoven. Je le pr&#233;cise &#224; l&#8217;intention des jeunes pour qui l&#8217;histoire de la musique commence &#224; Liverpool et finit par buter &#224; la porte de Pantin, Ludwig van Beethoven fut un compositeur de musique allemand du si&#232;cle dernier qui nous fit, tout de m&#234;me, trente-deux sonates pour piano, neuf symphonies, pas mal de quatuors et un ulc&#232;re du duod&#233;num auquel il faut attribuer ce douloureux faci&#232;s de c&#233;g&#233;tiste sous banderole qu&#8217;on lui voit dans le triste portrait qu&#8217;en brossa Waldm&#252;ller.
Dictionnaire superflu &#224; l&#8217;usage des rustres et des malpolis
 
Intellectuellement, artistiquement, scientifiquement, m&#234;me physiquement, je baisse. Sur le plan artistique, par exemple, je suis compl&#232;tement largu&#233; ; quand les m&#244;mes me parlent du rock, j&#8217;arrive pas &#224; suivre. C&#8217;est bien simple, depuis la mort de Georges Gu&#233;tary, j&#8217;&#233;coute m&#234;me plus de musique.
Textes de sc&#232;ne
 
Comme la plupart des maladies mentales en vente dans les catalogues des psycho-psychiatres, le snobisme se caract&#233;rise essentielle&#172;ment par une d&#233;g&#233;n&#233;rescence dramatique de la personnalit&#233; et une perte progressive du libre arbitre. Priv&#233; du moindre sens critique, le snob en est r&#233;duit &#224; se ventouser l&#8217;ego et &#224; se cloquer le sens artistique sur ceux d&#8217;une poign&#233;e de personnages quelconques, morts ou vifs, dont d&#8217;autres snobs leur font croire qu&#8217;ils sont &#224; la mode. 
L&#8217;une des formes les plus classiques du snobisme commun consiste &#224; aimer Sch&#246;nberg. Aux premiers accents atonalitiques du tintamarre dod&#233;caphonique de ce petit pianoteur viennois, le malade ne peut se retenir de se prendre la t&#234;te &#224; deux mains en soupirant avec intelligence, comme s&#8217;il &#233;coutait de la musique. &#192; la phase finale de la maladie, il peut m&#234;me arriver que le snob sch&#246;nbergien aime Sch&#246;nberg mais pas tout.
Fonds de tiroir
Le jour de la mort de Brassens, j&#8217;ai pleur&#233; comme un m&#244;me. Je n&#8217;ai vraiment pas honte de le dire. Alors que-c&#8217;est curieux &#8211; mais le jour de la mort de Tino Rossi, j&#8217;ai repris deux fois des moules.
Textes de sc&#232;ne
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      <pubDate>Fri, 05 Mar 2010 01:01:46 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/la-musique</guid>
    </item>
    <item>
      <title>L'amour</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/lamour</link>
      <description>14 F&#201;VRIER : SAINT VALENTIN
En amour, on est toujours deux. Un qui s&#8217;emmerde et un qui est malheureux.
Chroniques de la haine ordinaire



J&#8217;&#233;tais litt&#233;ralement fou de cette femme. Pour elle, pour l&#8217;&#233;tincelance amus&#233;e de ses yeux mouill&#233;s d&#8217;intelligence aigu&#235;, pour sa voix cass&#233;e lourde et basse et de luxure assouvie, pour son cul furibond, pour sa culture, pour sa tendresse et pour ses mains, je me sentais jouvenceau fulgurant, pr&#234;t &#224; soulever d&#8217;impossibles rochers pour y tailler des cath&#233;drales o&#249; j&#8217;entrerais bott&#233; sur un irr&#233;sistible alezan fou, lui aussi.
(...)
Je l&#8217;emmenai d&#233;jeuner dans l&#8217;antre bordelais d&#8217;un truculent saucier qui ne sert que six tables, au fond d&#8217;une impasse endormie du XV&#232; o&#249; j&#8217;ai mes habitudes. Je nous revois, d&#233;gustant de moelleux bolets noirs en c&#233;l&#233;brant l&#8217;automne, romantiques et graves, d&#8217;une gravit&#233; d&#8217;amants cr&#233;pusculaires. Elle me regardait, p&#226;le et sereine comme cette enfant scandinave que j&#8217;avais entrevue pench&#233;e sur la tombe de Stravinski, par un matin froid de Venise. J&#8217;&#233;tais au bord de dire des choses &#224; l&#8217;eau de rose, quand le sommelier est arriv&#233;. J&#8217;avais command&#233; un Figeac 71, mon saint-&#233;milion pr&#233;f&#233;r&#233;. Introuvable. Sublime. Rouge et dor&#233; comme peu de couchers de soleil. Profond comme un la mineur de contrebasse. Eclatant en orgasme au soleil. Plus long en bouche qu&#8217;un final de Verdi. Un vin si grand que Dieu existe &#224; sa seule vue.
Elle a mis de l&#8217;eau dedans. Je ne l&#8217;ai plus jamais aim&#233;e.
Chroniques de la haine ordinaire
 

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      <pubDate>Fri, 22 Jan 2010 06:49:20 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/lamour</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La nouvelle ann&#233;e !</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/nouvelle-annee</link>
      <description>Janvier est de tr&#232;s loin le mois le plus saum&#226;tre, le plus grumeleux, le moins p&#233;tillant de l&#8217;ann&#233;e.
	Les plus sous dou&#233;s d&#8217;entre vous auront remarqu&#233; que janvier d&#233;bute le premier. Je veux dire que ce n&#8217;est pas moi qui ai commenc&#233;.
	Et qu&#8217;est-ce que le premier janvier, sinon le jour honni entre tous o&#249; des brass&#233;es d&#8217;imb&#233;ciles joviaux se jettent sur leur t&#233;l&#233;phone pour vous rappeler l&#8217;inexorable progression de votre compte &#224; rebours avant le d&#233;part vers le P&#232;re-Lachaise...
	Dieu merci, cet hiver, afin de m&#8217;&#233;pargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiasmes hypocrites, j&#8217;ai modifi&#233; l&#233;g&#232;rement le message de mon r&#233;pondeur t&#233;l&#233;phonique. Au lieu de &#171; Bonjour &#224; tous &#187;, j&#8217;ai mis &#171; Bonne ann&#233;e mon cul &#187;. C&#8217;est net, c&#8217;est sobre, et &#231;a vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent &#231;a vulgaire.
Chroniques de la haine ordinaire
    
No&#235;l, nom donn&#233; par les chr&#233;tiens &#224; l&#8217;ensemble des festivit&#233;s comm&#233;moratives de l&#8217;anniversaire de la naissance de J&#233;sus-Christ, dit &#171; le Nazar&#233;en &#187;, c&#233;l&#232;bre illusionniste palestinien de la premi&#232;re ann&#233;e du premier si&#232;cle pendant lui-m&#234;me. Chez le chr&#233;tien moyen, les festivit&#233;s de No&#235;l s&#8217;&#233;talent du 24 d&#233;cembre au soir au 25 d&#233;cembre au cr&#233;puscule. Ces festivit&#233;s sont : le d&#238;ner, la messe de minuit (facultative), le r&#233;veillon, le vomi du r&#233;veillon, la remise des cadeaux, le d&#233;jeuner de No&#235;l, le vomi du d&#233;jeuner de No&#235;l et la bise &#224; la tante qui pique. (...) 
Le Nouvel An est l&#8217;occasion de festivit&#233;s exactement semblables &#224; celles de No&#235;l, &#224; ce d&#233;tail pr&#232;s qu&#8217;il s&#8217;agit cette fois d&#8217;un rite pa&#239;en.
Dictionnaire superflu &#224; l'usage de l'&#233;lite et des bien-nantis
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      <pubDate>Tue, 29 Dec 2009 11:06:53 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/nouvelle-annee</guid>
    </item>
    <item>
      <title>NO&#203;L</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/noel</link>
      <description>No&#235;l nom donn&#233; par les chr&#233;tiens &#224; l&#8217;ensemble des festivit&#233;s comm&#233;moratives de l&#8217;anniversaire de la naissance de J&#233;sus-Christ, dit &#171; le Nazar&#233;en &#187;, c&#233;l&#232;bre illusionniste palestinien de la premi&#232;re ann&#233;e du premier si&#232;cle pendant lui-m&#234;me.
Chez le chr&#233;tien moyen, les festivit&#233;s de No&#235;l s&#8217;&#233;talent du 24 d&#233;cembre au soir au 25 d&#233;cembre au cr&#233;puscule.
Ces festivit&#233;s sont : le d&#238;ner, la messe de minuit (facultative), le r&#233;veillon, le vomi du r&#233;veillon, la remise des cadeaux, le d&#233;jeuner de No&#235;l, le vomi du d&#233;jeuner de No&#235;l et la bise &#224; la tante qui pique.
Le d&#238;ner : g&#233;n&#233;ralement frugal ; rillettes, p&#226;t&#233;, coup de rouge, poulet froid, coup de rouge, coup de rouge. Il n&#8217;a d&#8217;autre fonction que de &#171; caler &#187; l&#8217;estomac chr&#233;tien afin de lui permettre d&#8217;attendre l&#8217;heure tardive du r&#233;veillon sans souffrir de la faim.
La messe de minuit : c&#8217;est une messe comme les autres, sauf qu&#8217;elle a lieu &#224; vingt-deux heures, et que la nature exceptionnellement joviale de l&#8217;&#233;v&#233;nement f&#234;t&#233; apporte &#224; la liturgie traditionnelle un je-ne-sais-quoi de guilleret qu&#8217;on ne retrouve pas dans la messe des morts.
Au cours de ce rituel, le pr&#234;tre, de son ample voix ponctu&#233;e de grands gestes vides de cormoran timide, exalte en d&#8217;eunuquiens aigus &#224; faire vibrer le temple, la liesse b&#233;ate et parfum&#233;e des bergers cruciphiles descendus des hauteurs du Golan pour s&#8217;&#233;clater le surmoi dans la contemplation agricole d&#8217;un improbable dieu de paille vagissant dans le foin entre une viande rouge sur pied et un porte-mis&#232;re born&#233;, pour le rachat &#224; long terme des &#226;mes des employ&#233;s de bureau adult&#232;res, des notaires luxurieux, des filles de ferme fouille-tiroir, des chefs de cabinet p&#233;dophiles, des collecteurs d&#8217;imp&#244;ts impies, des tourneurs-fraiseurs parjures, des O.S. orgueilleux, des putains col&#233;riques, des &#233;boueurs avares, des &#233;quarrisseurs grossiers, des pr&#233;fets fourbes, des militaires ind&#233;licats, des manipulateurs-v&#233;rificateurs m&#233;chants, des informaticiens louches, j&#8217;en passe et de plus humains.
A la fin de l&#8217;office, il n&#8217;est pas rare que le pr&#234;tre larmoie sur la mis&#232;re du monde, le non-respect des cessez-le-feu et la d&#233;tresse des enfants affam&#233;s, singuli&#232;rement intol&#233;rable en cette nuit de l&#8217;Enfant.
Le r&#233;veillon : c&#8217;est le moment familial o&#249; la f&#234;te de No&#235;l prend tout son sens. Il s&#8217;agit de saluer l&#8217;&#233;v&#233;nement du Christ en ingurgitant, &#224; dose limite avant &#233;clatement, suffisamment de victuailles hypercaloriques pour &#233;puiser en un soir le budget mensuel d&#8217;un m&#233;nage moyen. 
D&#8217;apr&#232;s les chiffres de l&#8217;UNICEF, l&#8217;&#233;quivalent en riz complet de l&#8217;ensemble foie gras-p&#226;t&#233; en cro&#251;te-b&#251;che au beurre englouti par chaque chr&#233;tien au cours du r&#233;veillon permettrait de sauver de la faim pendant un an un enfant du Tiers Monde sur le point de crever le ventre caverneux, le squelette &#224; fleur de peau, et le regard innommable de ses yeux br&#251;lants lev&#233; vers rien sans que Dieu s&#8217;en &#233;meuve, occup&#233; qu&#8217;Il est &#224; compter les siens &#233;ructant dans la graisse de No&#235;l et flatulant dans la soie floue de leurs cale&#231;ons communs, sans que leur c&#339;ur jamais ne s&#8217;ouvre que pour roter.
La remise des cadeaux : apr&#232;s avoir vomi son r&#233;veillon, le chr&#233;tien s&#8217;endort l&#8217;&#226;me en paix. Au matin, il mange du bicarbonate de soude et rote &#233;panoui tandis que ses enfants gras cueillent sur un sapin mort des tanks et des poup&#233;es molles &#224; t&#234;te rev&#234;che comme on fait maintenant.
Le d&#233;jeuner du r&#233;veillon : la panse ulc&#233;r&#233;e et le foie sur les genoux, le chr&#233;tien n&#233;anmoins se rempiffre &#224; plein groin, se revautre en couinant de plaisir dans les saindoux compacts, les tripailles sculpt&#233;es de son cousin cochon et les p&#226;tisseries  immondes, ind&#233;cemment ouvrag&#233;es en bois mort bouffi. &#244; b&#251;ches de No&#235;l, ind&#233;cents mandrins innerv&#233;s de pistache infamante et cloqu&#233;s de multicolores gluances hyperglyc&#233;miques, plus douillettement couch&#233;es dans la cr&#232;me que J&#233;sus sur la paille, vous &#234;tes le vrai symbole de No&#235;l.
 
Extrait du Dictionnaire superflu &#224; l'usage de l'&#233;lite et des bien nantis &#201;ditions du Seuil, Points
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      <pubDate>Sat, 19 Dec 2009 17:22:29 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/noel</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Les c&#233;l&#233;brit&#233;s : Pierre Doris</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/les-celebrites-pierre-doris</link>
      <description>L'humour noir orphelin de Pierre Doris
Acteur et humoriste vu notamment chez Pialat dans La Maison de Bois, Pierre Doris, de son vrai nom Pierre Tugot, est d&#233;c&#233;d&#233; des suites d'un cancer du foie le 27 octobre, &#224; la veille de ses 90 ans.  Lire la suite : lien
Par Marine Bienvenot

PIERRE DORIS par Pierre Desproges
Pierre Doris n&#8217;est plus un tout jeune homme. Pourtant, il continue, entre deux th&#233;&#226;tres et deux t&#233;l&#233;s, o&#249; sa pr&#233;sence parfois peut nous faire oublier Raimu, &#224; polluer de sa verve massacrante et anglo-rabelaisienne les rares vrais vieux cabarets. 
Quand j&#8217;&#233;tais &#233;tudiant, je claquais tout mon argent de poche &#224;  entra&#238;ner nuitamment des connes lettr&#233;es &#224; l&#8217;&#201;chelle de Jacob ou au Port du Salut ou &#224; la Galerie 55 pour aller me subjuguer les neurones &#224; sarcasmes sous l&#8217;&#233;clat ravageur des horreurs salubres que Pierre Doris rugissait en rafales au-dessus de nos coca-rhum. Quand le rideau retombait sur cet homme d&#8217;&#233;lite, il &#233;tait trop tard pour que la conne lettr&#233;e p&#251;t encore d&#233;cemment tomber la culotte, mais qu&#8217;importait, j&#8217;avais pris mon pied dans ma t&#234;te. Souvent, pr&#232;s de la sortie, sur un tabouret de bar, on pouvait voir Mme Doris, une femme tr&#232;s douce et tr&#232;s charmante, qui attendait son bonhomme en lui trico&#172;tant des pull-overs pendant qu&#8217;il la tra&#238;nait plus bas que fosse sep&#172;tique. Ils repartaient bras dessus, bras dessous, dans la nuit, c&#8217;&#233;tait joli.
Fonds de tiroir

L'hommage de Patrice Delbourg &#224; Pierre Doris
Doris la provoc
Les paperassiers cauteleux tordent le nez, mettent l'histoire du rire en bocaux et jettent une derni&#232;re pellet&#233;e de terre sur le cadavre encore chaud. Circulez il n'y a rien &#224; voir ! Quelle injustice ! Pierre Doris est le pionnier de l'humour noir dans la frileuse France d'apr&#232;s-guerre. Coluche, Yanne, Desproges et Guillon sont ses rejetons. Mourir la veille de ses 90 ans d'une cirrhose, dame, voil&#224; une vraie profession de foie... De son vrai nom Pierre Tugot, embonpoint &#224; bretelles et fausses dents, tout l'&#233;tiquette d'embl&#233;e le fantaisiste sous le label : vulgaire patapouf. Nouvelle erreur profonde ! Le forcen&#233; au sourire en forme de fluide glacial est fin lettr&#233; et sait manier l'oxymore.
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Pierre Doris, humoriste et acteur et com&#233;dien
Par Jean-Luc Douin
L'humoriste et com&#233;dien Pierre Doris est mort le 27 octobre, &#224; Paris, d'un cancer du foie, &#224; deux jours de ses 90 ans. N&#233; Pierre Turgot, le 29 octobre 1919, il s'&#233;tait invent&#233; son pseudonyme en jouant avec les syllabes de sa ville natale, Ris-Orangis (Essonne). Sympt&#244;me d'un go&#251;t de l'autod&#233;rision dont il faisait ses choux gras, sans &#233;pargner son physique de Bibendum jovial. Sa carri&#232;re avait d&#233;but&#233; &#224; la fin des ann&#233;es 1950. Pierre Doris &#233;cume alors galas, cabarets pour des one-man-show o&#249; il donne libre cours &#224; des plaisanteries acides, un humour vache qui inspirera Pierre Desproges, Patrick Timsit. (&#8230;)
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      <pubDate>Tue, 24 Nov 2009 17:25:31 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/les-celebrites-pierre-doris</guid>
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      <title>Les c&#233;l&#233;brit&#233;s : Jacques S&#233;gu&#233;la</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/les-celebrites-jacques-seguela</link>
      <description>POLEMIQUE
Jacques S&#233;gu&#233;la s'en prend &#224; Internet pour d&#233;fendre Julien Dray
Invit&#233; de l'&#233;mission de Laurent Ruquier "On n'est pas couch&#233;" sur France 2 samedi soir, le publicitaire s'en est pris vertement &#224; Internet, selon lui "la plus grande saloperie qu'aient jamais invent&#233;e les hommes".
nouvelobs.com lien
S&#233;gu&#233;la: on a les Talleyrand qu'on m&#233;rite
Fr&#232;re Jacques a toujours raison. Qu'il vilipende Internet ou d&#233;fende son &#171; concept &#187; de Quotient Emotionnel, il a tout bon. Mais pour Cultural Gang Bang c'est lorsque S&#233;gu&#233;la affirme &#171; Place aux jeunes &#187; que Jacques se trompe le moins.
Marianne2 lien
REQUISITOIRE CONTRE JACQUES SEGUELA
25 octobre 1982

Jacques S&#233;gu&#233;la est-il un con? La question reste pos&#233;e. Et la question restant pos&#233;e, il ne nous reste plus qu'&#224; poser la r&#233;ponse. Jacques S&#233;gu&#233;la est-il un con ? De deux choses l'une, ou bien Jacques S&#233;gu&#233;la est un con, et &#231;a m'&#233;tonnerait tout de m&#234;me un peu, ou bien Jacques S&#233;gu&#233;la n'est pas un con, et &#231;a m'&#233;tonnerait quand m&#234;me beaucoup.
Supposons que Jacques S&#233;gu&#233;la soit un con, je dis bien supposons et j'y tiens, car jamais je ne me permettrais sans preuve d'insulter un pr&#233;venu, m&#234;me et surtout quand il s'agit comme aujourd'hui, d'un handicap&#233; publico-maniaque de type Napol&#233;on de goutti&#232;re minable et incurable confit dans sa suffisance et bloqu&#233; dans sa m&#233;galomanie comme un marron dans le cul d'une dinde. (...)
Supposons que Jacques S&#233;gu&#233;la soit un con, je r&#233;p&#232;te, supposons, car seule l'autopsie pourra nous le r&#233;v&#233;ler tout &#224; l'heure. Si Jacques S&#233;gu&#233;la est un con et que je le dis froidement, comme &#231;a : "Jacques S&#233;gu&#233;la est un con". Que se passe-t-il, mesdames et messieurs les jur&#233;s? Eh bien, il se passe qu'en vertu des lois d&#233;mocratiques qui r&#233;gissent ce pays, cet homme est en droit  de me tra&#238;ner en justice pour divulgation d'un secret militaire. Parfaitement, d&#233;j&#224; en 1939, tout le monde en France savait que le G&#233;n&#233;ral Gamelin &#233;tait un con sauf les militaires. C'est &#231;a un secret militaire. (...)
Supposons maintenant que Jacques S&#233;gu&#233;la ne soit pas un con, c'est une simple supposition, si Jacques S&#233;gu&#233;la n'est point un con et que moi, Pierre Desproges, j'affirme le contraire sur l'antenne, si je dis : moi, Pierre Desproges, j'affirme que Jacques S&#233;gu&#233;la est un con. Que se passe-t-il, mesdames et messieurs les jur&#233;s ? Eh bien c'est tr&#232;s simple, Jacques S&#233;gu&#233;la me tra&#238;ne en justice pour diffamation. Et qui c'est qu'a l'air d'un con? Lui ou moi?
Imaginons la sc&#232;ne. Jacques S&#233;gu&#233;la va voir un juge, un vrai Juge, et lui dit : M'sieur, y a Desproges eh ben y fait rien qu'&#224; dire qu'on est un con. Et que r&#233;pond le vrai Juge? Vous croyez peut-&#234;tre qu'il va lui r&#233;pondre: c'est celui qui le dit qui y est? Non, pas du tout, Le juge me condamne et colle trois briques d'amendes &#224; Claude Villers qui est finalement le seul responsable apr&#232;s Dieu de toute les ordures, de toute les insanit&#233;s orduri&#232;res prof&#233;r&#233;es &#224; longueur de journ&#233;e dans ce pr&#233;toire. (...)</description>
      <pubDate>Fri, 23 Oct 2009 13:52:02 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/les-celebrites-jacques-seguela</guid>
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    <item>
      <title>L'individualisme</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/je-ne-suis-pas-nimporte-qui</link>
      <description>
Dessin : Mahi Grand (http://mahigrand.com/)
J&#8217;ai le plus profond respect pour le m&#233;pris que j&#8217;ai des hommes.
Fonds de tiroir
Je me heurte parfois &#224; une telle incompr&#233;hension de la part de mes contemporains qu'un &#233;pouvantable doute m'&#233;treint: suis-je bien de cette plan&#232;te? Et si oui, cela ne prouve-t-il pas qu'eux sont d&#8217;ailleurs?
Chroniques de la haine ordinaire
J&#8217;aime mieux me faire chier tout seul que d&#8217;&#234;tre heureux avec les autres.
Textes de sc&#232;ne
 
J&#8217;ai horreur des partouzes organis&#233;es. Je n&#8217;ai rien contre les &#233;lans librement consentis qui peuvent parfois pr&#233;cipiter les uns dans les autres les sacripants bronz&#233;s d&#8217;un d&#233;jeuner sur l&#8217;herbe de juin, o&#249; l&#8217;ivresse m&#234;l&#233;e des senteurs d&#8217;herbe et de ros&#233; frais peut pousser la secr&#233;taire bilingue &#224; se m&#233;langer les langues, et l&#8217;ing&#233;nieur des ponts d&#233;chauss&#233; &#224; trousser &#224; peine sa cousine assoupie contre le ventre offert et demi-nu que sa camarade de promotion du coll&#232;ge Sainte-Th&#233;r&#232;se laisse fr&#233;mir &#224; la brise. Il est monnaie courante, et gentiment accidentel, que la caresse infime d&#8217;une bouche mutine de cheveux fous vienne faire bander un peu la molle pointe brune aur&#233;olant le sein au bois dormant de n&#8217;importe quelle camarade de promotion du coll&#232;ge Sainte Th&#233;r&#232;se. La faute en incombe &#224; Dieu qui inventa le vent du sud pour affoler les entrejambes honn&#234;tes des H&#233;t&#233;ro sapiens. On ne saurait en l&#8217;occurrence parler de partouze.

Dessin : Mahi Grand (http://mahigrand.com/)
Mais, chez Priscilla de Lorgasmonte l&#8217;&#233;rotisme ne doit rien au hasard. Ici, le d&#233;cha&#238;nement pluricale&#231;onnaire  est aussi m&#233;ticuleusement organis&#233; qu&#8217;une visite &#224; Chambord d&#8217;un troupeau de photomanes nippons. Pour peu qu&#8217;ils aient l&#8217;humour aux aguets et le sens critique &#224; l&#8217;aff&#251;t, les baiseuses forcen&#233;es et les bitailleurs insatiables auront int&#233;r&#234;t &#224; les laisser au vestiaire avec leurs sous-v&#234;tements et le sens aigu de leur dignit&#233;. On ne peut pas s&#8217;envoyer en l&#8217;air quand on a le moral en bas.
Vivons heureux en attendant la mort
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      <pubDate>Sat, 01 Nov 2008 08:50:43 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/je-ne-suis-pas-nimporte-qui</guid>
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      <title>Desproges et Mesrine !!!</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/desproges-et-mesrine</link>
      <description>
  (voir plus loin l'article en d&#233;tail)
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      <pubDate>Wed, 22 Oct 2008 11:44:09 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/desproges-et-mesrine</guid>
    </item>
    <item>
      <title>L'&#233;criture</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/lecriture</link>
      <description>
&#171; Maurice Genevoix qui marche pensivement dans la for&#234;t en regardant les &#233;cureuils s&#8217;enculer dans les arbres, &#231;a c&#8217;est un &#233;crivain&#8230; Moi, je suis &#233;criveur&#8230; &#187;
Interview dans "N comme nouvelles" avril 1987
J&#8217;ai l&#8217;intention n&#233;anmoins d&#8217;&#233;crire pour les autres. Je verrais bien r&#233;unis des gens comme Depardieu et d&#8217;autres.
Propos recueillis par R. Floutier, Midi libre
On savait que Desproges &#233;tait une plume qu&#8217;on ne se lasse pas de relire et une voix dont on a du mal &#224; oublier le ton distanci&#233;. On sait aujourd&#8217;hui qu&#8217;il est un auteur que l&#8217;on peut jouer, que l&#8217;ont peut s&#8217;approprier, dont on peut illustrer l&#8217;univers et les r&#233;flexions sans craindre de s&#8217;inscrire dans une &#233;poque r&#233;volue. Bref, un auteur vivant et encore contemporain pour quelques si&#232;cles.
G&#233;rard Biard, Charlie Hebdo 26 mars 2008 (Critique du spectacle : Mon cadavre sera pi&#233;ge par Emmanuel Matte)
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      <pubDate>Sun, 14 Sep 2008 08:48:32 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/lecriture</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Le racisme </title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/le-racisme</link>
      <description>R&#233;quisitoire contre Sin&#233;

Fran&#231;aises, Fran&#231;ais, Belges, Belges,  Bougnoules,Bougnoules, Fascistes de droite, Fascistes de gauche, Mon pr&#233;sident, mon chien, Monsieur l'avocat le plus bas d'Inter,  Mesdames et messieurs les jur&#233;s  Public ch&#233;ri mon amour, Bonjour ma col&#232;re, salut ma hargne et mon courroux&#8230; coucou
L'homme qui stagne aujourd'hui sur ce ban de l'infamie o&#249; le cul du gratin s'&#233;crasa avant le sien, cet homme, mesdames et messieurs les jur&#233;s, ce morne quinquag&#233;naire gorg&#233; de vin rouge et boursoufl&#233; d'id&#233;es re&#231;ues, pr&#233;sente &#224; nos yeux blas&#233;s qui en ont tant vu qu'ils sont devenus gris, la particularit&#233; singuli&#232;re, bonjour les pl&#233;onasmes, d'&#234;tre le seul gauchiste d'extr&#234;me droite de France. 
X&#233;nophobe m&#234;me avec les &#233;trangers, rebonjour, masquant tant bien que mal un antis&#233;mitisme de gar&#231;on de bain poujadiste sous le masque ambigu de l'antisionisme propalestinien, misogyne jusqu'&#224; souffler dans sa femme pour &#233;conomiser sa poup&#233;e gonflable, pardon Catherine, plus primaire encore dans son anticommunisme que les asticots moscovites pr&#233;sentement occup&#233;s &#224; bouffer Brejnev de l'int&#233;rieur, Sin&#233;, la baguette sous le bras, et le b&#233;ret sur la t&#234;te comme un Guevara de goutti&#232;re va sa vie &#224; petits pas, tel un super Dupont mou, plongeant mollement dans le fluide glac&#233; de son troisi&#232;me &#226;ge.</description>
      <pubDate>Tue, 19 Aug 2008 08:06:13 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/le-racisme</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Les animaux</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/les-animaux</link>
      <description>
Tous les animaux sont utiles &#224; l&#8217;homme, parce qu&#8217;ils nous aiment, nous gardent et qu&#8217;on les bouffe.
Contrairement &#224; Villon qui stagnait dans le ruisseau j&#8217;ai la chance d&#8217;habiter en plein Paris une maison qui donne sur un petit jardin. Quelle joie chaque matin d&#8217;ouvrir les volets pour entendre tousser les oiseaux.
Fonds de tiroir
En cas de morsure de vip&#232;re, sucez-vous le genou, &#231;a fait marrer les &#233;cureuils.
Almanach
</description>
      <pubDate>Tue, 12 Aug 2008 10:29:38 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/les-animaux</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Le temps</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/le-temps</link>
      <description>
Dessin : Mahi Grand (http://mahigrand.com/)
  O arr&#234;ter le temps ! Repousser &#224; jamais l&#8217;heure in&#233;luctable du tombeau ! Mais non, h&#233;las, la camarde ricane et nous guette sans h&#226;te, tandis que sournoisement d&#8217;heure en heure nous ne cessons de nous fl&#233;trir, de nous racornir, de nous friper, de nous tasser lentement mais s&#251;rement jusqu&#8217;au stade ultime o&#249; les microbes inf&#226;mes nous jailliront des entrailles pour nous liqu&#233;fier les chairs et nous r&#233;duire &#224; l&#8217;&#233;tat d&#8217;engrais naturel.
 Vivons heureux en attendant la mort  </description>
      <pubDate>Mon, 11 Aug 2008 14:21:33 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/le-temps</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La guerre</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/la-guerre</link>
      <description>
Dessin : Mahi Grand

&#171; Ce qu&#8217;il nous faudrait, c&#8217;est une bonne guerre ! &#187;
Nombreux sont autour de nous les gens qui l&#226;chent cette petite phrase en soupirant. Mais l&#8217;instant d&#8217;apr&#232;s, ils retournent vaquer &#224; leur petite vie mesquine et n&#8217;y pensent plus. Or, si nous voulons vraiment la guerre il ne suffit pas de l&#8217;appeler de nos v&#339;ux en levant les yeux aux ciel d&#8217;un air impuissant. 
Ne r&#234;vons pas : la Troisi&#232;me guerre mondiale n&#8217;aura pas lieu ces jours-ci. Alors, pourquoi n&#8217;organiserions-nous pas une guerre FRANCAISE, dans laquelle les forces en pr&#233;sence seraient toutes fran&#231;aises? Et puisque la haine est le moteur de la guerre, apprenons &#224; nous ha&#239;r entre nous. Ah ! certes, il est plus facile de ha&#239;r les Arabes ou les Anglais dont les m&#339;urs incroyablement primitives ont de quoi r&#233;vulser. 
Mais chaque r&#233;gion de notre pays a ses rites et coutumes qui ne sont pas les m&#234;mes que ceux de la r&#233;gion d&#8217;&#224; c&#244;t&#233;. Ainsi, pour bien, nous ha&#239;r entre Fran&#231;ais, nous devons tenter d&#8217;oublier ce qui nous unit, et mettre l&#8217;accent sur ce qui nous s&#233;pare.
R&#233;quisitoire contre &#201;ric Charden

Dessin : Mahi Grand
 
L&#8217;ossuaire de Douaumont est tr&#232;s joli. Il contient les restes de 300 000 jeunes gens. Si l&#8217;on mettait bout &#224; bout tous les hum&#233;rus et tous les f&#233;murs de ces gar&#231;ons et leurs 300 000 cr&#226;nes par-dessus, on obtiendrait une ravissante barri&#232;re blanche de 2 476 kilom&#232;tres pour embellir le c&#244;t&#233; gauche de la route Moscou-Paris.
Dictionnaire superflu &#224; l&#8217;usage de l&#8217;&#233;lite et des bien nantis
 
Cette seconde guerre mondiale, les jeunes d&#8217;aujourd&#8217;hui, plut&#244;t branch&#233;s sur l&#8217;imminence de la troisi&#232;me, ont tendance &#224; l&#8217;oublier. Cherchant l&#8217;autre jour &#224; capter France Musique, en tournant en vain l&#8217;aiguille de mon transistor dans la botte de foin des radios libres, je tombai par hasard sur un de ces &#233;metteurs locaux o&#249; d&#8217;innombrables boutonneux pontifiants s&#8217;imaginent qu&#8217;il suffit de souffler dans un rasoir &#233;lectrique pour faire de la radiophonie.
Deux p&#233;ronnelles &#224; peine r&#233;gl&#233;es-&#224; en juger par le timbre juv&#233;nile de leur cr&#233;celle-jouaient &#224; faire un d&#233;bat sur le th&#232;me de la dr&#244;le de guerre : &#171; Ah ben moi, disait l&#8217;une, qu&#8217;est-ce que j&#8217;en ai &#224; foutre que &#231;a soye les Allemands ou que &#231;a soye les Fran&#231;ais qui-z-ont gagn&#233; la guerre. Nous on est des jeunes et on a des probl&#232;mes des jeunes qui z&#8217;ont des probl&#232;mes &#187;.
Boudin! Si c&#8217;&#233;taient les Allemands qui l&#8217;avaient gagn&#233;e, celle-l&#224;, aujourd&#8217;hui tu serais peut-&#234;tre au Vel d&#8217;hiv en train de regarder tr&#233;pigner le fils Goebbels.  Sur le plan artistique, c&#8217;est pas plus nul que Plastic Bertrand, d&#8217;accord, mais la diff&#233;rence c&#8217;est qu&#8217;aux galas nazis, si l&#8217;entr&#233;e est gratuite, c&#8217;est plus dur d&#8217;en sortir.
 
R&#233;quisitoire contre Ariel Zeitoun
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      <pubDate>Mon, 11 Aug 2008 13:59:20 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/la-guerre</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La gloire !</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/la-gloire</link>
      <description>La chronique de Philippe Meyer, d&#233;di&#233;e &#224; Pierre Desproges,  ce 19 avril 2013


Donc, d'apr&#232;s toi il n'y a pas de danger de grosse t&#234;te, de m&#233;galomanie...
De grosse t&#234;te ! Je ne me prends pas pour de la merde. Je ne me prends pas pour quelqu'un de passionnant mais &#224; partir du moment o&#249; on fait un m&#233;tier public et que &#231;a marche, on est content. Si c'est &#231;a avoir la grosse t&#234;te... Non, la grosse t&#234;te, c'est quand on se surestime. Je ne sais pas si je me surestime, mais je ne me m&#233;prise pas compl&#232;tement dans ce que je fais.
La seule certitude que j'ai c'est d'&#234;tre dans le doute
 Au cas o&#249; je me laisserais aller &#224; me sur&#233;valuer l'ego &#224; mes propres yeux &#224; l'occasion d'une flagornerie de quelque pilier vermoulu de mon fan club d'H&#233;nin-Li&#233;tard, la rude r&#233;alit&#233; de mon insignifiance ne manquera jamais de me remettre &#224; ma place: celle, aupr&#232;s du po&#235;le au fond de la classe, que j'eus le tort de quitter le jour o&#249; j'ai eu les moyens de m'offrir mon premier radiateur avec un ch&#232;que de TF1.
Chroniques de la haine ordinaire
 </description>
      <pubDate>Mon, 11 Aug 2008 09:39:34 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/la-gloire</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La mis&#232;re</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/la-misere</link>
      <description>Il y a mis&#232;re et mis&#232;re...
Il y a la mis&#232;re &#233;clatante qu&#8217;on nous trompette avec fracas, qui s&#8217;&#233;tale &#224; nos unes et s&#8217;agrippe &#224; nos remords, qu&#8217;on nous sert dans la soupe et qui nous &#233;clabousse. C&#8217;est la faim fi&#233;vreuse des agonisants sur le sable, et les maladies rongeuses, la l&#232;pre avec moignon sur rue, et le crabe invaincu, le crabe aux pinces noires &#224; nous manger le ventre, et les g&#233;nocides, un peu trop loin pour qu&#8217;ici l&#8217;on soupire, mais les g&#233;nocides bien s&#251;r, et la pauvret&#233; des villes aux usines ferm&#233;es, et les enfants d&#8217;Orient, moins hauts que leurs fusils, qu&#8217;on fait trotter au front.  Et puis, il y a la mis&#232;re de s&#233;rie B qui ne vaut pas le d&#233;tour. D&#8217;ailleurs, on ne la voit m&#234;me pas. C&#8217;est la d&#233;tresse bien mise de la vieille fille au cul d&#233;sh&#233;rit&#233; n&#8217;ayant su que s&#8217;asseoir. C&#8217;est la panique extatique du vieillard rhumatisant qui ne sait plus s&#8217;extraire de son taxi tout seul.
Chroniques de la haine ordinaire
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      <pubDate>Mon, 11 Aug 2008 09:33:06 GMT</pubDate>
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    </item>
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      <title>Sa jeunesse</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/sa-jeunesse</link>
      <description>"Conduis-toi en homme, &#231;a doit remonter &#224; mon enfance. Je vois tr&#232;s bien mon p&#232;re me dire &#231;a. Mon p&#232;re ou Saint-Exup&#233;ry."
Desproges, portrait de Marie Ange Guillaume
"J &#8217;ai eu une enfance ennuyeuse mais pas malheureuse."
Les Num&#233;ros 1 de demain d&#8217;Olivier de Rincquesen EUROPE 1 1984
"Je n&#8217;ai jamais eu la chance de vivre une enfance malheureuse. Je n&#8217;ai jamais prospect&#233; dans les poubelles &#224; la recherche d&#8217;une improbable nourriture&#8230; &amp;quot;
PARIS Village propos recueillis par Zo&#233; Cadiot 1986
 
&#171; Je me sens bien dans ma peau maintenant que j'ai quarante-sept ans. Ce n'est pas quelque chose que j'ai senti &#224; chaque &#233;poque de ma vie. Et quand je fais un retour en arri&#232;re, je n'ai aucun regret ... La jeunesse, pour moi, &#231;a repr&#233;sente des boutons sur la gueule... Un malaise, c'est une id&#233;e de malaise.
 "J'ai &#233;t&#233; un adolescent boutonneux", boursoufl&#233; d'acn&#233; et d'amour rat&#233; ... C'est une p&#233;riode triste o&#249; je n'&#233;tais pas d&#233;cisionnaire de ce que je faisais alors que je suis tr&#232;s individualiste, tr&#232;s ind&#233;pendant. Je d&#233;pendais de ma famille, de mes ma&#238;tres... L'enfance, je n'aimais pas, je me suis emmerd&#233;.&amp;quot; 
La Seule certitude que j&#8217;ai c&#8217;est d&#8217;&#234;tre dans le doute 
Entretien avec Yves Riou et Philippe Pouchain 
 

 "J&#8217;ai fait tous les m&#233;tiers sauf prostitu&#233; : j&#8217;ai horreur qu&#8217;on me souffle dans le cou quand je cherche le sommeil." La Seule certitude que j&#8217;ai c&#8217;est d&#8217;&#234;tre dans le doute / Entretien avec Yves Riou et Philippe Pouchain
    </description>
      <pubDate>Mon, 11 Aug 2008 09:15:48 GMT</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>La jeunesse</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/la-jeunesse</link>
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Dessin : Mahi Grand (http://mahigrand.com/)
 
NON AUX JEUNES
Depuis trente ans, la jeunesse, c'est dire la frange la plus totalement parasitaire de la population, b&#233;n&#233;ficie sous nos climats d'une d&#233;votion frileuse qui confine &#224; la bigoterie. Malheur &#224; celui qui n'a rien fait pour les jeunes, c'est le p&#233;ch&#233; supr&#234;me, et la marque satanique de la p&#233;dophobie est sur lui.   J'entends d&#233;j&#224; les commentaires de l'adolescento-philie de bonne mise:
"Tu dis &#231;a parce que tu es en col&#232;re. En r&#233;alit&#233;, ta propre jeunesse est morte, et tu jalouses la leur, qui vit, qui vibre et qui a les abdominaux plats." (&#8230;)
Je m'insurge. J'affirme que je ha&#239;ssais plus encore la jeunesse quand j'&#233;tais jeune moi-m&#234;me. J'ai plus vomi la p&#233;riode Y&#233;y&#233; analphab&#232;te de mes vingt ans que je ne conchie vos ann&#233;es lamentables de rock ab&#226;tardi. 
 Chroniques de la haine ordinaire
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      <pubDate>Mon, 11 Aug 2008 08:06:32 GMT</pubDate>
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      <title>L'Homme !</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/l-homme</link>
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Dessin : Mahi Grand (http://mahigrand.com/)
    &#212; homme, sais-tu seulement que tu n&#8217;es rien d&#8217;autre qu&#8217;un insecte rampant sans la moindre importance ? Rien de plus que le moucheron aveugle qui s&#8217;&#233;clate au pare-brise. Rien, rien du tout. L&#8217;homme est nul. Et plus je vous contemple, vous tous, qui &#234;tes l&#224; &#224; stagner sans gr&#226;ce dans vos petites vies mornes, plus je vous trouve nuls, minables, chafouins.
R&#233;quisitoire contre Ariel Zeitoun
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      <pubDate>Sun, 10 Aug 2008 13:13:23 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/l-homme</guid>
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      <title>La Femme !</title>
      <link>http://www.desproges.fr/obsession/la-femme</link>
      <description>Les femmes et le bordeaux, je crois que ce sont les deux seules raisons de survivre.
La Seule certitude que j'ai c'est d'&#234;tre dans le doute
 

Dessin : Mahi Grand (http://mahigrand.com/)
 
Il y a une chose dont je suis certain c'est qu'il y a autant de misogynes femmes qu'hommes. Les femmes qui servent debout la soupe aux mecs assis &#231;a existe encore et c'est souvent la volont&#233; des femmes... Ce n'est pas un truc de mec la misogynie.
La Seule certitude que j'ai c'est d'&#234;tre dans le doute / Entretien avec Yves Riou et Philippe Pouchain
Je me suis fait aupr&#232;s de ma femme une solide r&#233;putation de monogame.
Fonds de tiroir    </description>
      <pubDate>Sun, 10 Aug 2008 06:20:39 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.desproges.fr/obsession/la-femme</guid>
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